Crédit consommation et usurpation d’identité, que faire ?

Avec le développement des services de paiement en ligne, et l’accroissement des données personnelles sur internet qui en découle, il est malheureusement de plus en plus courant de pouvoir être victime d’une usurpation d’identité.

Ce type d’escroquerie peut se manifester par l’ouverture d’un compte bancaire, mais également par la souscription d’un crédit consommation. Comment faire dans ce cas, alors que les conséquences pour la victime peuvent être lourdes ?

L’usurpation d’identité, l’une des escroqueries les plus répandues

Parmi les escroqueries existantes sur internet ces dernières années, l’usurpation d’identité est l’une des plus répandues. Elle est en effet rendue possible et facilitée par le montant colossal d’informations personnelles qui transitent sur internet, notamment via les e-mails.

La récupération de données personnelles peut en effet être faite à partir de piratage de boites mails, mais également de bases de données de milliers d’e-mails et de données personnelles.

L’usurpation d’identité en ligne va ainsi se traduire par la récupération de suffisamment de données personnelles pour pouvoir réaliser des opérations financières au nom d’une autre personne.

Cela peut être l’ouverture d’un compte bancaire par exemple, mais également la demande d’un crédit consommation.

L’usurpation d’identité et la souscription d’un crédit consommation

La possibilité d’obtenir un crédit consommation avec seulement quelques informations personnelles s’explique par le développement de plateformes de crédits en ligne, qui proposent de nombreuses offres de prêt.

Plus précisément, il s’agit du développement du crédit à la consommation en ligne immédiat faciles à obtenir, notamment en raison d’un nombre réduit de justificatifs à apporter.

Si la possibilité de souscrire un crédit conso affecté pour une voiture par exemple est mince, car il faudra des justificatifs supplémentaires, cela est davantage possible pour un crédit non affecté.

Crédit consommation et usurpation d'identité, que faire ?

Il va donc le plus souvent s’agir des crédits conso de type prêt personnel ou prêt renouvelable, qui peuvent être souscrits et obtenus assez facilement, avec un minimum de justificatifs.

Si l’usurpateur parvient à mettre la main sur des informations comme les papiers d’identité et des bulletins de salaire, il peut en effet faire une demande pour un crédit conso de type prêt personnel, auprès d’établissements moins regardants.

Dans d’autres cas, l’usurpateur pourra plus facilement obtenir un micro-crédit en ligne de quelques centaines d’euros, car il ne nécessite que de fournir un papier d’identité et un rib.

C’est pourquoi en cas de piratage entraînant la récupération de données sensibles, il est malheureusement possible de recevoir un e-mail informant de l’obtention d’un crédit qui n’a jamais été demandé, ou bien de constater des mouvements sur le compte bancaire correspondant au remboursement de mensualités.

Les conséquences peuvent même aller plus loin que des problèmes financiers, qui sont déjà préoccupants, avec la possibilité d’une inscription au FICP ou au FCC de la Banque de France, selon le type d’incident de paiement.

Cela s’explique si un usurpateur a souscrit au nom d’un particulier un crédit personnel, et que ce particulier ne dispose pas des fonds pour le rembourser, et qu’il soit malgré lui impliqué dans des incidents de remboursement.

Il peut alors être fiché à la Banque de France, ce qui va poser des problèmes importants dans sa vie quotidienne et la gestion de son compte bancaire, l’empêchant par exemple de souscrire tout autre crédit, ou de disposer d’un découvert.

Ainsi, comme les conséquences d’une souscription d’un crédit conso suite à une usurpation d’identité sont graves, il est indispensable de réagir au plus vite dans une telle situation.

Que faire en cas de crédit conso suite à une usurpation d’identité ?

Il est en effet crucial de réagir très rapidement dans un tel cas de figure. Dès qu’une suspicion d’usurpation d’identité existe, et notamment qu’elle implique la souscription d’un crédit conso, avec la réception de mails suspicieux à ce niveau, ou de mouvements inconnus sur un compte, il faut au plus vite déposer une préplainte en ligne.

Ce dépôt doit être fait sur le site créé spécialement par le gouvernement : https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/

Il sera alors possible d’obtenir un rendez-vous pour y prouver l’escroquerie, en apportant des preuves de mouvements d’argent par exemple ou tout document qui montre le crédit conso.

L’étape suivante étant alors logiquement de montrer que ce crédit résulte d’une usurpation d’identité, et qu’il n’a jamais été souscrit volontairement.

Il est ensuite conseillé d’entrer en contact avec la Banque de France, afin de savoir quels crédits ont été souscrits au nom du particulier, et par la même occasion de savoir si un fichage au FICP ou FCC existe.

Lorsque le particulier aura connaissance des banques auprès desquelles un compte a été ouvert, ou un crédit a été souscrit, il pourra porter plainte au commissariat en précisant le nom de ces organismes, à qui il fournira ensuite le procès verbal.

Il faut savoir qu’il est malheureusement très difficile d’obtenir réparation suite à ce type d’incident, et de retrouver l’usurpateur. Tout comme il peut être long et fastidieux de devoir prouver qu’une usurpation d’identité est bien à l’origine d’un crédit conso.

Le Service d’aide au recouvrement des victimes d’infraction peut toutefois être saisi, ce qui peut permettre de rembourser une partie des sommes en tant que dédommagement.

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