Lettre ouverte à mon collègue Manuel Valls

 

vallsCher Manuel,                                  

 

Tu nous refais le coup de la dette publique. Mais saches qu’« Une rengaine, c'est un air qui commence par vous entrer par une oreille et qui finit par vous sortir par les yeux », Raymond DEVOS.

 

Tu nous dis que « Nous ne pouvons pas vivre au-dessus de nos moyens. Il faut casser la logique de la dette qui nous lie les mains ».

 


Et tu veux réduire celle-ci de 50 milliards par des économies d'ici 2017 en diminuant les dépenses de 18 milliards pour l'Etat, 11 milliards pour les collectivités locales et 21 milliards pour la protection sociale dont 10 milliards d'euros sur les dépenses de l'assurance-maladie et 11 milliards sur la gestion du système social.

 


Conséquences, presque toutes les allocations vont être gelées pendant un an. Les retraites, les allocations famille et les allocations logement n'augmenteront ainsi qu'au 1er octobre 2015, ce qui devrait dégager, c’est très hypothétique, deux milliards d'euros d'économies, voire même quatre si les partenaires sociaux s'entendent aussi pour geler les retraites complémentaires.

 


Tu rajoutes « Nous tiendrons nos engagements ». Mais auprès de qui as-tu fais de telles promesses ?

 

Pas auprès des Français en tout cas.

 

Ou alors, tu as donné des gages aux marchés financiers ? Mais ça tu ne nous l’as pas dit !

 


Par contre je reconnais que tu nous dis la vérité quand tu affirmes que « Ce n'est pas l'Europe qui nous impose ces choix ». Député avec toi pendant une mandature, je peux témoigner qu’aucune directive Européenne n’est imposée à la France (comme à chaque pays membre) si notre parlement ne vote pas sa retranscription dans le droit français. De plus, nous avons même la possibilité de la modifier à notre guise.

 


Alors, soyons honnêtes entre nous, rien ne te contraint à accepter le remboursement d’une dette aux marchés financiers. Tu peux annuler une bonne partie de ces créances toxiques !

 


Il faut simplement en avoir la volonté politique.

 


Amicalement,

 

Frédéric DUTOIT

 

Un ancien collègue.

 

Des documents de référence

La FASE participe au

front de gauche


Des tracts d'actualité

Vous êtes ici : Accueil Textes à ne pas manquer Lettre ouverte à mon collègue Manuel Valls