Mali : Des élections à hauts risques (PCF, PG, FASE,...)

liste candidats maliEn déclarant « les élections auront lieu avant fin juillet, je serai intraitable », le président français François Hollande a décidé de ne pas écouter les acteurs du processus démocratique au Mali, qui mettent en garde contre les risques et conséquences du maintien de l’élection présidentielle le 28 juillet 2013 :

 

- Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante en personne émet de sérieux doutes sur la fiabilité du processus électoral,

- Des candidats à l’élection présidentielle ont saisi la cours constitutionnelle pour reporter le scrutin, mettant en garde contre des élections bâclées et un chaos aux conséquences imprévisibles.

Le « gouvernement » malien plus ou moins (plutôt plus que moins) installé par la France, lui emboîte le pas, faisant fi du mépris contenu dans l’injonction des autorités françaises.

Le Front de Gauche comprend et mesure l’humiliation et la colère de nombreux maliennes et maliens devant cette ingérence inacceptable dans la vie politique du Mali.

Il  partage la grande inquiétude exprimée par de nombreux malien-ne-s et craint comme eux les conséquences désastreuses à court, moyen et long terme de cette précipitation : renforcement de la corruption que ces élections ont déjà permis (le Ministre des Finances du gouvernement malien a récemment démissionné pour ne pas cautionner les factures et les marchés plus que douteux), achat des voix des électeurs, affaiblissement de la démocratie et de l’économie malienne, etc. Sans compter les rancœurs, les frustrations et hélas les haines qui s'ancreront dans des cœurs maliens, avec tous les dangers qui en découlent à plus long terme.

La France prend une grave responsabilité en imposant la date du 28 juillet 2013 pour le 1er tour de l’élection présidentielle malienne. Elle méprise ainsi les alertes des forces progressistes maliennes  ou d’autres observateurs qualifiés comme par exemple l’organisation d'analyse politique International Crisis Group (ICG) qui prévient : « S'obstiner à tenir le calendrier actuel revient à prendre le risque d'un processus électoral chaotique et contesté, avec l'élection d'un président dépourvu de la légitimité nécessaire au rétablissement du Mali. »

Ces voix de raison méritent d'être écoutées et entendues. La proposition d'un processus de conférences locales permettant une large participation et l'implication d'un maximum de malien(ne)s puis d'une conférence nationale souveraine  pourrait permettre une véritable réconciliation nationale et une réflexion en profondeur sur les réformes nécessaires au rétablissement du Mali.

Dans les conditions difficiles que vit le peuple malien, le Front de Gauche l'assure de toute sa solidarité.

Premiers signataires : PCF, PG, FASE

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