Refuser la confusion et la xénophobie

Enquêtes et études se multiplient avec les mêmes constats : avec la xénophobie et l’antisémitisme, l’islamophobie est, en France, un mal qui va croissant. Ces dérives inquiétantes sont favorisées par les campagnes médiatiques consacrées à un « islam » construit médiatiquement pour faire peur, ignorant la volonté de paix de l’immense majorité des musulmans ; et aussi par des prises de positions émanant de tout le spectre politique. Cela constitue un problème auquel nous devons faire face.

 

En effet, cette forme de racisme s’en prend d’abord aux populations les plus précaires, au salariat dans ses catégories les plus défavorisées et stigmatise - au prétexte de leur religion réelle ou supposée - une grande partie des habitants et surtout des habitantes des quartiers les plus déshérités. Ce sont aussi celles et ceux dont l’exclusion politique est la plus marquée et la plus préoccupante. Ce sont celles et ceux que les forces de gauche devraient avoir pour vocation première d’écouter et d’entendre pour engager des luttes communes.

Le combat indispensable pour le droit à la libre critique et pour les droits des femmes à disposer de leur vie - rendu nécessaire par certaines conceptions, en particulier religieuses, que ce soit au nord, au sud de la Méditerranée ou ailleurs - n’est jamais passé par des mesures de stigmatisation de signes religieux.

La lutte pour l’émancipation passe par des combats qui incluent la défense de la laïcité, contre les discriminations, les inégalités, les dominations. Il est donc stérile et dangereux de jouer de la logique répressive. La Cour de cassation a réaffirmé le cadre légal du Code du travail. Pour ces raisons, il est insupportable d'entendre des membres du gouvernement socialiste mêler leurs voix à ces campagnes. Tel est le cas pour les réactions publiques à l'affaire « Baby-Loup » de Manuel Valls, ministre de l'intérieur, et de Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement.

Sur cette affaire nous ne partageons pas la position exprimée par le Parti de Gauche.

Nous, membres de la FASE, avec d'autres, entendons être solidaires des personnes victimes de l’islamophobie comme de celles victimes de toutes les autres discriminations, lesquelles constituent l’une des armes de division dont l’ordre dominant use et abuse en permanence. Ces fantasmes xénophobes traduisent la peur de l’avenir dans toute l’Europe : pour nous, cela même souligne l’importance de faire émerger un horizon politique commun. Les monstres sortent quand la nuit dure trop !

Nous prendrons tous les contacts utiles, dans la prochaine période, pour développer les initiatives de lutte contre ces discriminations et pour construire une alternative dont le Front de Gauche est porteur.

 

Premiers signataires :

Étienne ADAM
Gilles ALFONSI
Clémentine AUTAIN
Bally BAGAYOKO
Tarek BEN HIBA (Conseiller régional Front de Gauche-FASE)
Catherine BOTTIN-DESTOM
Jean BRAFMAN
Patrick BRAOUEZEC (membre honoraire du Parlement)
Jean-Claude CHARITAT
Pierre COURS-SALIES
Christian DARCEAUX
Julien DIOUDONNAT
Véronique DUBARRY (élue EE-LV)
Mustapha EL HAMDANI (conseiller municipal Fase 67)
Jean-Marie FOUQUER
Fabienne HALOUI (Lutte contre le Racisme et les Discriminations au PCF)
Florence HAYE
Yannick HERVÉ
Rémy JEAN
Michèle KIINTZ
Catherine KRCMAR
Pierre LAPORTE
Stéphane LAVIGNOTTE
Philippe LECLERCQ
Francis LECOMTE
Olaf LEK
Cécile LEROUX
Jean-Paul LEROUX
Anne-Rose LE VAN (conseillère municipale FASE Montpellier)
Laurent LÉVY
Bastien MARCHINA
Madjid MESSAOUDÈNE (élu FdG)
Martine MICHAUDET-RAINAUD
Patrice MOINGEON
Gilles MONSILLON
Jacqueline ROUILLON
Patrick SILBERSTEIN
Marie Christine VERGIAT (Députée européenne)

Des documents de référence

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