Matériels et publications

Tunisie, Egypte, Palestine…

Quelle leçon donnent les peuples tunisiens et égyptiens en imposant la chute de leurs dictateurs ! Quelle meilleure réponse à la résignation que devait provoquer la mondialisation !

 

À la place de leurs interrogations nauséabondes sur les arabes et le futur développement d'intégrismes religieux, les Merckel et Sarkozy, qui se sont vautrés aux côtés de profiteurs quand ils étaient au pouvoir, qui protègent tous les paradis fiscaux permettant à cette « élite » d'être rassurée, donnent maintenant des conseils pour de « futures élections transparentes et vraiment démocratiques ». On résiste mal à la nausée devant de telles hypocrisies.

Il y aurait, cependant, une façon simple et pratique d'apporter une contribution à la paix dans cette région. Notre camarade François Asensi l'a développée le mardi 9 février à l'Assemblée nationale

Lors de la séance de questions au Gouvernement, mercredi 9 février, François Asensi a demandé au Premier ministre François Fillon que la France fasse un geste fort envers le peuple palestinien. Les négociations dans le cadre du processus de paix israélo-palestinien sont plus que jamais dans l'impasse. D'autres options diplomatiques doivent être utilisées et la France doit en être initiatrice.

Question au Premier ministre François Fillon

Monsieur le Premier ministre,

« De la Tunisie à l'Egypte, l'exigence de Liberté mobilise l'ensemble du monde arabe, dans sa diversité. Cette même exigence guide le peuple palestinien, soutenu par de nombreux pacifistes israéliens. Une mission parlementaire de notre assemblée s'est rendue en Palestine. Nous avons été bouleversés par les humiliations, la ségrégation, les souffrances endurées au quotidien par les populations palestiniennes. La semaine dernière encore, à Bilin, une jeune pacifiste a été tuée par l'armée israélienne, en manifestant contre la partition de son village par le mur. Le gouvernement israélien poursuit sa politique de colonisation de la Cisjordanie, en créant de véritables bantoustans. Chaque jour, la Palestine se trouve un peu plus morcelée. Je partage les propos du Premier ministre palestinien lors de sa visite en France : l'idée de deux Etats comme solution au conflit est désormais sérieusement en danger. Ne nous leurrons pas, le processus de paix sous sa forme actuelle est en échec. Le moment est venu pour que la France reconnaisse officiellement l'Etat palestinien, dans ses frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Le monde arabe nous regarde et attend ce signe fort, conforme au message universel de la France et à la tradition d'indépendance de notre diplomatie.

Monsieur le Premier ministre, la France est-elle prête à reconnaitre dès maintenant l'Etat de Palestine ? Le peuple palestinien refuse d'attendre encore, pour avoir enfin sa terre et un Etat souverain. »

Cette lutte politique pour les droits du peuple palestinien, qui reprend les exigences actuelles du Hamas comme le répète Stéphane Hessel notamment depuis de années, rejoint la campagne pour le boycott et celle pour «un bateau pour Gaza » (voir les informations sur le site)

Apportons notre contribution aux combats en Tunise, Egypte, Algérie, etc.

Lettres 2011

Lettres du site année 2011


Lettre n° 64 (15 décembre 2011)

Lettre n° 63 (1er décembre 2011)

Lettre n° 62 (15 novembre 2011)

Lettre n° 61 (1er novembre 2011)

Lettre n° 60 (15 octobre 2011)

Lettre n° 59 (1er octobre 2011)

Lettre n° 58 (15 septembre 2011)

Lettre n° 57 (1er septembre 2011)

Lettre n° 56 (1er août 2011)

Lettre n° 55 (1er juillet 2011)

Lettre n° 54 (15 juin 2011)

Lettre n° 53 (1er juin 2011)

Lettre n° 52 (15 mai 2011)

Lettre n° 51 (1er mai 2011)

Lettre n° 50 (15 avril 2011)

Lettre n° 49 (1er avril 2011)

Lettre n° 48 (15 mars 2011)

Lettre n° 47 (1er mars 2011)

Lettre n° 46 (15 février 2011)

Lettre n° 45 (1er février 2011)

Lettre n° 44 (15 janvier 2011)

Enfin ?

Depuis le temps qu'ils guettaient tous les signes d'un essoufflement ou d'un repli du mouvement, la presse et les politiques de droite laissent éclater leur soulagement même si la consigne est d'avoir le triomphe modeste.

Très vite hier la baisse des chiffres de manifestants dans la majorité des villes a été relayée pour créer une atmosphère de défaitisme propre à démobiliser. Les télés « publiques » se sont distinguées dans cette intoxication.

Oui le nombre de manifestants a baissé et ce n'est pas vraiment une surprise: une manifestation pendant les vacances scolaires était un défi. Pour autant les manifestants étaient encore très nombreux malgré le travail de victimisation des usagers pris en otages par les médias.

Certains ne s'y sont pas trompés ! Le journal « Le Monde » a commencé à tirer ses éditions par « la mobilisation en forte baisse » ou « la mobilisation faiblit » à 15h34 avant d’intituler un autre article « Malgré la baisse de la mobilisation, le mécontentement demeure » à 19h23.

Les grèves faiblissent certes, les raffineries reprennent progressivement leur activité et de nouvelles formes de grèves s'expérimentent. Dans certains secteurs les salariés n'avaient pas pris la mesure des difficultés créées par les restrictions du droit de grève. Ce gouvernement, ses préfets n'ont pas hésité à recourir à des réquisitions jugées par le tribunal comme « une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève », véritable coup d'état social.

Les actions locales, là encore où le patronat et le gouvernement ne les attendaient pas, prennent la suite : blocages, grèves tournantes visant les cibles les plus fragiles de l'appareil de production et de distribution. Malgré les difficultés de leur mise en œuvre (c'est un type d'action qui n'est pas encore « rodé ») le patronat se garde bien de sous estimer ce qui désorganise énormément un système fragile fondé sur le « flux tendu ». Pire pour lui, plus ces actions sont massives et rassembleuses, plus elles mettent en cause, par une forme particulière de désobéissance civile, la légitimité de l'entreprise « intouchable » qui ne doit pas être gênée par la grève.

La remise en cause de la légitimé de l'entreprise capitaliste porte aussi sur ce qui est produit et pourquoi : la réflexion sur l'utilité sociale, sur la valeur d'usage des productions, rebondit de manière spectaculaire à l'occasion des choix de production faits dans le cadre du service réduit ou de grève : pourquoi a-t-on privilégié la distribution de carburant aux grandes surfaces et aux stations d'autoroutes laissant dans l'abandon les zones rurales où le besoin social est pourtant plus fort ? Pourquoi la SNCF a- t’elle favorisé le fonctionnement des TGV aux dépens des TER ?

Dans ce conflit, la jeunesse a fait preuve d'une étonnante maturité et d'une compréhension des enjeux : plus que la radicalité de ses formes d'action, plus que son dynamisme, c'est la radicalité de sa critique sociale qui fait peur aux pouvoirs établis. Ainsi s'explique la violence de la répression à son égard, l'usage de techniques de maintien de l'ordre visant à la « terroriser » pour la dissuader de participer aux manifestations.

Le degré de déconsidération de ce gouvernement est considérable ( les sondages maintiennent le soutien au mouvement à un niveau très élevé). Au-delà du refus de la contre réforme des retraites, de la condamnation de la droite décomplexée engluée dans les affaires, du fonctionnement autoritaire du gouvernement, c'est toute la façon dont le pouvoir déconstruit le « vivre ensemble » au profit du capital et de quelques privilégié-e-s, qui est condamnée massivement.

Le discrédit des institutions et de leur fonctionnement est évident. Il pose la question de la conception même de la délégation dans une démocratie représentative. Nous devons faire progresser une autre façon de faire de la politique : une activité sociale pour et par toutes et tous. Les journées nationales interprofessionnelles permettent à l'ensemble des mouvements partis «de la base» de se regrouper «tous ensemble». Le mouvement syndical doit continuer à en programmer s'il ne veut pas perdre le crédit qu'il a acquis.

Le jour de la promulgation de la loi, une grève, des actions, des manifestations sont indispensables.

Dès maintenant, organisons-les !

Lettres 2010

Lettres année 2010

Que personne ne divise ce qui désormais est possible ensemble !

La FASE avait écrit ce que nous pensions possible et que nous souhaitions (voir le texte « Pour préparer le 28 octobre »). La réunion du mercredi 28 *( voir participants) a confirmé un accord réalisable et la possibilité d’une campagne en commun pour les régionales.

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Le rideau de fumée sécuritaire

Le rideau de fumée sécuritaire

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Lettres 2009

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