Austérité / Macron : c’est non ! (1 mars 2015)

Pour la démocratie et le progrès social !

Austérité / Macron : c’est non !

Valls veut montrer son autorité. Faire échouer ses projets dépend, pour une part, de nous et de toutes les forces militantes avec lesquelles nous avons commencé à tracer des éléments pour une alternative.

Le gouvernement s’entête à imposer sa loi Macron, voulue par le Medef et la droite !

Si elle était adoptée, elle organiserait une insécurité sociale généralisée : conditions de travail et de rémunérations attaquées avec la déréglementation du travail du dimanche et de nuit ; libertés encore plus grandes pour les patrons et droits diminués pour les salariés ; attaques profondes sur le logement, les transports, les hôpitaux publics… Son objectif est le maintien des profits au détriment des salaires, des pensions, de la protection sociale. Encore une fois les femmes et les jeunes en seraient les premières victimes.


Partout en Europe, sous la houlette de la BCE et de la commission européenne, la démocratie est bafouée pour imposer l’austérité. Angela Merkel ou François Hollande ne veulent pas respecter le vote des Grecs !


Ils sont prêts à bafouer la démocratie pour maintenir leur politique néolibérale.


En France, Hollande-Valls refusent d’entendre les critiques des représentants des salariés et le désaveu d’une partie de la majorité parlementaire. Ils ont fait le choix de passer en force en utilisant le 49-3.  


Leur crise politique va éclater


Avec le Collectif Alternatives À l’Austérité - constitué d’organisations syndicales, associatives, citoyennes et politiques - nous appelons les salariés, et plus largement tous les citoyens, à se rassembler pour agir contre les politiques d’austérité et imposer le retrait de la loi Macron ! D’ores et déjà, une journée de grève et de manifestations interprofessionnelles est annoncée, le 9 avril, à l’appel de plusieurs organisations syndicales.


Dès maintenant, des réunions de débat peuvent se tenir, dans toutes les localités. Il ne faut pas laisser dormir tranquille des députés de la majorité (PS et EELV) qui acceptent cette loi pendant que les députés de droite - qui en sont satisfaits - votent la censure seulement pour serrer leurs rangs.


Les députés du Front de gauche qui voulaient marquer leur opposition ont pris le seul moyen qu’ils avaient : le vote de la censure, pour indiquer leur rejet de cette politique du PS. Eux seuls ont permis de faire entendre la voix des « frondeurs » soumis au chantage de Valls et de la direction du PS. Voilà bien un signe qu’il faut une rupture, une 6e République permettant la réflexion et les choix dans le pays au lieu de la discipline imposée par toutes les manœuvres de l’exécutif !


Avant que le texte soit examiné au Sénat (en avril) puis revienne à l’Assemblée, créons le débat partout. Il faut abandonner cette politique ! Signons et faisons signer la pétition contre la loi Macron, http://appelcontrelaloimacron.wesign.it/fr, déjà signée par plus de 1 000 responsables d’organisations syndicales, associatives, citoyennes et politiques.


Valls et Hollande jouent à faire peur. Cela peut se retourner contre eux. En 2006, De Villepin avait dû abandonner sa loi sur le CPE, qui s’attaquait aux jeunes, après l’avoir imposée par un recours au 49,3.


Imposons d’autres choix !


Pour que la crise de ce gouvernement serve les mobilisations et ouvre la voie à une politique en rupture avec celle de Hollande/Valls, pas une hésitation ! Les moyens existent. De brefs exemples :

  • Les dettes des grandes entreprises du CAC 40 à la Sécu représentent près de 25 milliards d’Euros. De quoi combler le fameux « trou ».
  • La « dette » publique, illégitime pour au moins 60% de ce qui est annoncé, c’est 50 milliards d’euros par an. En cessant de la payer, le budget serait vite changé.
  • Ajoutons l’effet combiné des « niches » pour spéculateurs et de la fraude fiscale, soit au moins 170 milliards de recettes récupérables pour l’État.

Il y a de quoi financer des mesures immédiates pour peu qu’un gouvernement cesse d’obéir aux directives de ceux qui vivent de l’exploitation du plus grand nombre.


Il y a de quoi faire une autre politique : embauches, augmentation des salaires et des pensions, développement de services publics, changement des productions pour qu’elles soient utiles socialement et écologiquement.

Soyons à la hauteur du moment !


Le vote des Grecs pour Syriza a nettement montré qu’il y en a assez des politiques d’austérité. Ne laissons pas faire les pressions anti-démocratiques contre eux !


Soutenons leurs choix et leurs engagements, résumés par le ministre des Finances de la Grèce, Yanis Varoufakis : « Je suis convaincu que nous avons une seule option : présenter honnêtement les faits concernant l'économie sociale de la Grèce, mettre sur la table nos propositions pour un nouveau départ de la Grèce, expliquer pourquoi elles sont dans l'intérêt de l'Europe, et de bien marquer les lignes rouges au-delà desquelles la logique et le devoir nous empêchent d'aller » (17 Févr. 2015 The International New York Times).


Inverser le rapport de force entre ceux qui profitent et ceux/celles qui subissent, est indispensable. Combattre pour l’égalité et contre les racismes (Lire...), l’est tout autant. Car les désespérances font le jeu des divisions dans la société, dans toute l’Europe.

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