Syriza : sa victoire changera l’avenir de l’Europe (7 janvier 2015)

Syriza : sa victoire changera l’avenir de l’Europe

Face à l'offensive de tous les bien-pensants libéraux, à leur quasi monopole des médias, tous les jours comptent. Au-delà de la solidarité, appelons au combat commun ! Informons, expliquons ! Nous contribuerons à tracer la perspective d’un autre possible.  La défaite du candidat de l’Union européenne pour la présidentielle en Grèce démontre que les alliances de la droite et du centre, même avec tous les « achats de vote » possibles, peuvent échouer. C’est dire l'ampleur du rejet populaire des politiques néolibérales !

Alexis Tsipras et Syriza ont su créer, en étroite coopération avec les nombreux mouvements sociaux, un large rassemblement, une dynamique qui pourrait devenir majoritaire (Lire le texte de l’Institut Nikos Poulantzas et lire le communiqué d'Attac du 30 décembre).

Syriza peut gagner les élections législatives du 25 janvier sur son programme, défini et diffusé depuis le mois de septembre. Il propose d’affronter immédiatement la crise humanitaire, de restaurer les droits des salariés, d’instaurer un système fiscal juste, de démocratiser le système politique. (Lire...)

Il propose une conférence européenne sur la dette afin que l’annulation d’une partie de la dette et les modalités du remboursement de ce qui reste puissent permettre de relancer l’économie via un grand programme d’investissement public (hors des contraintes absurdes du Pacte de stabilité et de croissance austéritaire), et la réponse aux besoins sociaux urgents.

Un futur gouvernement Syriza veut faire de la Grèce un interlocuteur crédible qui ouvrira les négociations en posant comme condition préalable la survie du pays et du peuple. Il veut engager une voie nouvelle, loin de la corruption et du clientélisme, en faveur d’un nouveau type de développement dans l’intérêt général.


Alternative au FMI et à la politique Hollande/Valls

Ce qui se joue là, n'est pas l'affaire des grecs seuls : la crise engendrée par le capitalisme est planétaire, et ce qui se passe dans un pays peut provoquer une onde de choc dans d’autres. Nos ennemis l'ont bien saisi. La PDG du FMI - Christine Lagarde - a « pris des mesures » immédiates contre la Grèce. Moscovici, Schäuble et Junker appellent à voter pour la droite. Sans se cacher, ils disent au peuple grec ce qu'il doit faire. La presse dramatise sur la panique qui gagne les « européens ». (Lire… et Lire...)

C'est le moment que choisi Valls avec un discours de « cire-pompes » pour être sacré « homme de l’année » par la droite espagnole : il est là pour poursuivre les sacrifices pendant des années. 
Comme si l’état actuel du chômage n’était pas assez dur pour six millions de personnes en France même ! Bien sûr, ce que vivent les grecs est bien plus violent que ce que vit la majorité ici, mais, pour nombre d'exclus, de pauvres, de chômeurs, de précaires la situation se dégrade : recours aux associations caritatives pour manger, aux dispensaires de Médecins du monde pour se soigner, aux structures d'hébergement pour se loger…

Depuis trop longtemps les associations qui agissent sur ces terrains le disent sans obtenir grand chose en dehors des larmes de crocodiles médiatiques avant de revenir aux « choses sérieuses ». (Lire...). Quand, aujourd’hui, un SDF sur quatre, à Paris, est un salarié pauvre, qui niera que toute la politique du logement (construction, prix du foncier, loyers) est à refaire ?

Cela nous mène au cœur du problème : la soumission aux exigences du patronat mène à la misère. Nous devons avoir pour premier objectif de maintenir et d'amplifier la critique des « dettes publiques » et refuser de nous soumettre à cette immense escroquerie capitaliste, acceptée par les dirigeants du PS et d’EELV depuis des années. Il a été prouvé par tous les audits citoyens possibles que la plus grosse part de cette « dette » est en réalité une création de la classe dirigeante, au moyen de privilèges, d’abus… C'est une rente pour les groupes financiers. Des groupes d’actionnaires spéculent au nom de la globalisation pour leurs profits immédiats. Ils se payent sur la ruine des droits sociaux et se moquent pas mal de l’urgence écologique.

Ce combat pour refuser les « dettes publiques » rassemble nos exigences comme celles des grecs. Nous n’oublions pas, dans notre combat pour rejeter « la dette » que ce carcan étouffe des pays comme la Tunisie : serions-nous myopes pour ne pas voir que les deux côtés de la Méditerranée ne sont pas séparables ?


De la Tunisie au prochain Forum social mondial

Au lieu de rester dans les doutes et les désarrois, la situation en Tunisie doit nous éclairer : certes, il reste à nos frères, camarades et ami-e-s tunisien-ne-s à traduire sur le champ politique les mobilisations de classe pour refuser l’héritage des profiteurs du régime Bel Ali. Mais nous avons, à nos portes, un combat qui a su démêler les fils d’une situation difficile, qui a fait reculer la réaction féodale au nom de l’Islam. Nous vous invitons donc à lire le texte d’appel à ne pas voter pour Marzouki (Lire...). Il permet de comprendre comment progresse la lutte.

Ensemble !, dès maintenant, engage aussi les moyens pour le Forum social mondial qui se tiendra en Tunisie fin mars 2015 (Lire...).


Durant ce mois de janvier pas un jour à perdre !

Chaque élément de campagne unitaire des forces alliées au Front de gauche pour les départementales est un renfort pour redonner des perspectives à la fois politiques et sociales. Chaque réunion pour développer, localement, le rejet de la politique néolibérale du gouvernement - dans la continuité de la mobilisation du 15 novembre avec le Collectif 3A - prépare la possibilité d’une grande mobilisation nationale convergente dans les premiers mois de 2015.

Chaque effort pour faire comprendre l’action de Syriza est un pas en avant pour tous nos combats. Bonne nouvelle année, pour tout ce qui dépend de notre activité !

Des documents de référence

La FASE participe au

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