Les éditoriaux

Austérité / Macron : c’est non ! (1 mars 2015)

Pour la démocratie et le progrès social !

Austérité / Macron : c’est non !

Valls veut montrer son autorité. Faire échouer ses projets dépend, pour une part, de nous et de toutes les forces militantes avec lesquelles nous avons commencé à tracer des éléments pour une alternative.

Le gouvernement s’entête à imposer sa loi Macron, voulue par le Medef et la droite !

Si elle était adoptée, elle organiserait une insécurité sociale généralisée : conditions de travail et de rémunérations attaquées avec la déréglementation du travail du dimanche et de nuit ; libertés encore plus grandes pour les patrons et droits diminués pour les salariés ; attaques profondes sur le logement, les transports, les hôpitaux publics… Son objectif est le maintien des profits au détriment des salaires, des pensions, de la protection sociale. Encore une fois les femmes et les jeunes en seraient les premières victimes.

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Le peuple, pour une alternative d’espoir (15 janvier 2015)

Le peuple, pour une alternative d’espoir

Charlie a fait le tour du monde, comme symbole de liberté et de pensée critique. Les manifestants, à Paris comme ailleurs, n’étaient pas «  derrière le Président  » et ses invités. Ces derniers voudraient garder le monopole de la réponse aux assassins et se donner ainsi l'image des meilleurs défenseurs de la liberté (LIRE...). Organisateurs de guerres, gestionnaires des politiques néolibérales sécuritaires et destructrices, ils veulent, à l’occasion d'un coup politique  et médiatique, pouvoir se réclamer de cette vague d’indignation pour légitimer à nouveau leurs pouvoirs.

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Quand Valls apprend l'anglais... (15-10-2014)

Quand Valls apprend l'anglais... les chômeurs trinquent


« M. Valls donne l’impression de n’avoir aucune idée de gauche » déclare Maurice Fraser, directeur de l’Institut européen de la London School of Economics. Il a bien raison. Valls se met au niveau de Rebsamen, le chasseur de chômeurs, dans la ligne de la droite la plus classique et du MEDEF. Le mal-traitement des chômeurs de cette « gauche » néo-libérale nous rappelle Charasse, un ministre socialiste qui, en 1992, avait lancé une campagne sur les chômeurs fainéants ou fraudeurs que l'on devait contraindre à reprendre un travail.
Depuis cette période, on sait pourtant que le dispositif de contrainte mis en place ne fait pas baisser le chômage. La dégressivité des allocations (l'AUD) diminue le montant des allocations pour celles et ceux victimes d'un chômage qui dure. « Mise en œuvre de 1992 à 1996, elle aurait ralenti le retour à l'emploi » concluent des chercheurs (ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 343, 2001 – 3) dans une des rares études disponibles sur le sujet.
Cette sanction (la baisse des allocations) a été abandonnée par les partenaires sociaux (MEDEF et CFDT) qui l'avaient mise en place. Cette ineptie économique aux conséquences sociales et humaines ravageuses semblait définitivement vouée aux poubelles de l'histoire. C'était sans compter sur le MEDEF qui lutte sans relâche pour obtenir la baisse de ses cotisations sociales et a aussitôt soutenu la proposition de renforcement de la dégressivité.
C'était sans compter aussi sur les sociaux libéraux désireux de montrer qu'ils sont vraiment libéraux. Rebsamen s'est aventuré sur ce terrain du « renforcement du contrôle »   ! On sait ce qu'il en est    : un « renforcement » ce sont des radiations en plus, des chômeurs qui se font briser parce qu'ils ne savent ni frauder ni se tirer des procédures déjà répressives du contrôle de recherche d'emploi. Aujourd'hui, des milliers de chômeurs en font les frais : désinscription ou suspension provisoires des allocations, des mesures bonnes pour les faire basculer dans la misère. Quand ce ne sont pas des demandes de remboursement destinées à étouffer des personnes au RSA (Lire... et lire...).
Aujourd'hui Valls poursuit et fait allégeance à la finance, dans son temple même : la City de Londres. Le symbole est particulièrement fort   : le « my government is pro bussiness » est le contre-pied de « mon ennemi c'est la finance ». Il en profite pour remettre en cause notre régime d'indemnisation.
Pour mener à bien cette basse besogne, Valls reprend la vieille rengaine des emplois non pourvus. Des dizaines de milliers, dit-il. 10 000, 100 000 ou 1 000 000 ? Il ne le précise pas. C'est la complainte du MEDEF, aussi incapable que Valls d'argumenter sur ses chiffres et pour cause : aucune étude fiable et incontestable n'est disponible. Il n'y a que l'officine de propagande du MEDEF - Rexocode - pour le dire et chacun connaît le manque de sérieux de ses pseudo-études. Pourtant ce mythe patronal des emplois non pourvus a la vie dure. Il est pris pour argent comptant par les grands médias télévisés... et validé par les ministres.
Or, quand y regarde de près, l'existence de postes non pourvus n'est qu'un prétexte à une stigmatisation des chômeurs qui ne chercheraient pas d'emploi. Aujourd'hui Pôle Emploi ne propose pourtant que 2 à 3 emplois dits «  durables  » (CDI et CDD de plus de 6 mois) pour 100 chômeurs. Le nombre de demandeurs inscrits en catégories A, B, C s’établit à 5 083 800 en France métropolitaine fin juillet 2014, pour 103 000 offres. Comment les 5,7 millions de chômeurs feraient-ils mieux que Pôle Emploi et trouveraient-ils un emploi  ?
Face à cette dure réalité, qui traduit aussi la faillite des politiques menées, les recettes sont toujours les mêmes. « On doit inciter davantage au retour à l’emploi » dit Valls qui ajoute devant son aréopage de financiers que le « chômage est très bien indemnisé ». Encore une reprise d'un thème de droite. Pourtant, seulement 47,8% des chômeurs sont indemnisés. La moitié touche moins de 1 000 € et 855 000 ont droit au RSA. Comment oser affirmer pareil mensonge  ? Pour en savoir plus, lire...
Et Le Guen tient le même discours : « Nous trouvons, et je pense que beaucoup de Français trouvent, qu'il y a par exemple tout un système de montants de rémunération maintenus quelles que soient les conditions, qui pose un certain nombre de questions », a-t-il déclaré lors de l'émission « Preuves par trois » (Public Sénat/Dailymotion/AFP). Et Macron, banquier libéral devenu ministre des Finances, ne cesse de discourir …
Valls veut faire participer les chômeurs à cette régression. Au mieux, la baisse des indemnisations et la réduction de leur durée poussera des chômeurs dans des petits boulots. Comme le disent ses «  experts  » : « un petit boulot vaut mieux que rien ». Le modèle allemand, cher à F. Hollande, se profile avec ses jobs à 1€ de l'heure…
« C’est dans le dialogue avec ceux qui recherchent un emploi que l’on peut améliorer la situation » dit Valls. En fait, il donne au MEDEF l'autorisation de réduction de l'indemnisation lors des prochaines négociations UNEDIC de 2015. Il doit compter sur la CFDT pour représenter les chômeurs aussi bien qu'elle a représenté les intermittents...
De fait, peu de citoyen-ne-s, de salarié-e-s savent comment les chômeurs sont traités par Pôle Emploi. Aussi, à force d’enfoncer le clou, la stigmatisation des chômeurs a gagné des points dans le débat public, si l'on en croit des sondages. 


Imposer une autre politique

À les entendre, « il faudrait aller plus loin » que l’assouplissement des 35 heures, et prendre exemple sur la Grande Bretagne et l'Allemagne où « le temps partiel a permis de préserver l’emploi et de repartir de manière plus forte quand la croissance est revenue ». Bref, diminuer les salaires des salariés aujourd'hui employés par la baisse de la durée légale du travail et mettre en œuvre le temps partiel pour réduire le temps de travail par le partage du chômage et du sous emploi.
Il faut d'urgence imposer d’autres exigences, les empêcher de nuire  : les conséquences sont trop lourdes.
Les mobilisations prévue par le collectif AAA, à l'occasion du vote du budget, sont l'occasion d'affirmer notre opposition et de dire, entre autre, que le chômage aujourd’hui peut être supprimé par la RTT à 30h semaine et par la création d'emplois utiles dans la transition écologique mais aussi dans les services publics.
Dans l'immédiat, des allocations de chômage décentes et un Pôle Emploi au service des chômeurs, au lieu d'être au service du marché du travail patronal, sont des mesures d’urgence. Ce sont ces exigences que nous porterons dans toutes les mobilisations et au côté des associations et syndicats de chômeurs le 6 décembre.

Syriza : sa victoire changera l’avenir de l’Europe (7 janvier 2015)

Syriza : sa victoire changera l’avenir de l’Europe

Face à l'offensive de tous les bien-pensants libéraux, à leur quasi monopole des médias, tous les jours comptent. Au-delà de la solidarité, appelons au combat commun ! Informons, expliquons ! Nous contribuerons à tracer la perspective d’un autre possible.  La défaite du candidat de l’Union européenne pour la présidentielle en Grèce démontre que les alliances de la droite et du centre, même avec tous les « achats de vote » possibles, peuvent échouer. C’est dire l'ampleur du rejet populaire des politiques néolibérales !

Alexis Tsipras et Syriza ont su créer, en étroite coopération avec les nombreux mouvements sociaux, un large rassemblement, une dynamique qui pourrait devenir majoritaire (Lire le texte de l’Institut Nikos Poulantzas et lire le communiqué d'Attac du 30 décembre).

Syriza peut gagner les élections législatives du 25 janvier sur son programme, défini et diffusé depuis le mois de septembre. Il propose d’affronter immédiatement la crise humanitaire, de restaurer les droits des salariés, d’instaurer un système fiscal juste, de démocratiser le système politique. (Lire...)

Il propose une conférence européenne sur la dette afin que l’annulation d’une partie de la dette et les modalités du remboursement de ce qui reste puissent permettre de relancer l’économie via un grand programme d’investissement public (hors des contraintes absurdes du Pacte de stabilité et de croissance austéritaire), et la réponse aux besoins sociaux urgents.

Un futur gouvernement Syriza veut faire de la Grèce un interlocuteur crédible qui ouvrira les négociations en posant comme condition préalable la survie du pays et du peuple. Il veut engager une voie nouvelle, loin de la corruption et du clientélisme, en faveur d’un nouveau type de développement dans l’intérêt général.


Alternative au FMI et à la politique Hollande/Valls

Ce qui se joue là, n'est pas l'affaire des grecs seuls : la crise engendrée par le capitalisme est planétaire, et ce qui se passe dans un pays peut provoquer une onde de choc dans d’autres. Nos ennemis l'ont bien saisi. La PDG du FMI - Christine Lagarde - a « pris des mesures » immédiates contre la Grèce. Moscovici, Schäuble et Junker appellent à voter pour la droite. Sans se cacher, ils disent au peuple grec ce qu'il doit faire. La presse dramatise sur la panique qui gagne les « européens ». (Lire… et Lire...)

C'est le moment que choisi Valls avec un discours de « cire-pompes » pour être sacré « homme de l’année » par la droite espagnole : il est là pour poursuivre les sacrifices pendant des années. 
Comme si l’état actuel du chômage n’était pas assez dur pour six millions de personnes en France même ! Bien sûr, ce que vivent les grecs est bien plus violent que ce que vit la majorité ici, mais, pour nombre d'exclus, de pauvres, de chômeurs, de précaires la situation se dégrade : recours aux associations caritatives pour manger, aux dispensaires de Médecins du monde pour se soigner, aux structures d'hébergement pour se loger…

Depuis trop longtemps les associations qui agissent sur ces terrains le disent sans obtenir grand chose en dehors des larmes de crocodiles médiatiques avant de revenir aux « choses sérieuses ». (Lire...). Quand, aujourd’hui, un SDF sur quatre, à Paris, est un salarié pauvre, qui niera que toute la politique du logement (construction, prix du foncier, loyers) est à refaire ?

Cela nous mène au cœur du problème : la soumission aux exigences du patronat mène à la misère. Nous devons avoir pour premier objectif de maintenir et d'amplifier la critique des « dettes publiques » et refuser de nous soumettre à cette immense escroquerie capitaliste, acceptée par les dirigeants du PS et d’EELV depuis des années. Il a été prouvé par tous les audits citoyens possibles que la plus grosse part de cette « dette » est en réalité une création de la classe dirigeante, au moyen de privilèges, d’abus… C'est une rente pour les groupes financiers. Des groupes d’actionnaires spéculent au nom de la globalisation pour leurs profits immédiats. Ils se payent sur la ruine des droits sociaux et se moquent pas mal de l’urgence écologique.

Ce combat pour refuser les « dettes publiques » rassemble nos exigences comme celles des grecs. Nous n’oublions pas, dans notre combat pour rejeter « la dette » que ce carcan étouffe des pays comme la Tunisie : serions-nous myopes pour ne pas voir que les deux côtés de la Méditerranée ne sont pas séparables ?


De la Tunisie au prochain Forum social mondial

Au lieu de rester dans les doutes et les désarrois, la situation en Tunisie doit nous éclairer : certes, il reste à nos frères, camarades et ami-e-s tunisien-ne-s à traduire sur le champ politique les mobilisations de classe pour refuser l’héritage des profiteurs du régime Bel Ali. Mais nous avons, à nos portes, un combat qui a su démêler les fils d’une situation difficile, qui a fait reculer la réaction féodale au nom de l’Islam. Nous vous invitons donc à lire le texte d’appel à ne pas voter pour Marzouki (Lire...). Il permet de comprendre comment progresse la lutte.

Ensemble !, dès maintenant, engage aussi les moyens pour le Forum social mondial qui se tiendra en Tunisie fin mars 2015 (Lire...).


Durant ce mois de janvier pas un jour à perdre !

Chaque élément de campagne unitaire des forces alliées au Front de gauche pour les départementales est un renfort pour redonner des perspectives à la fois politiques et sociales. Chaque réunion pour développer, localement, le rejet de la politique néolibérale du gouvernement - dans la continuité de la mobilisation du 15 novembre avec le Collectif 3A - prépare la possibilité d’une grande mobilisation nationale convergente dans les premiers mois de 2015.

Chaque effort pour faire comprendre l’action de Syriza est un pas en avant pour tous nos combats. Bonne nouvelle année, pour tout ce qui dépend de notre activité !

Contre l’austérité et la répression, quels moyens ? (15 septembre 2014)

Contre l’austérité et la répression, quels moyens ?

Le désaveu électoral n’arrête pas les dirigeants PS au pouvoir. Leur but est d’imposer la disparition des exigences sociales et populaires. Or, une partie du peuple refuse toujours de supporter les conséquences de la mondialisation libérale (dérégulation du marché du travail, stagnation du pouvoir d’achat, réduction de la protection sociale, etc.). Les « experts » de Terra Nova et autres officines néolibérales conseillent donc aux responsables PS de s’appuyer sur une nouvelle classe moyenne « moderne », c’est à dire gagnée au libéralisme. Le MEDEF applaudit. Valls, Hollande, aidés de Cambadélis, cherchent à imposer un Nouveau Parti,  « démocrate », comme aux États-Unis.

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