Florence Montreynaud : « Chaque matin, je me lève pour changer le monde »

Florence Montreynaud : Chaque matin, je me lève pour changer le monde.

Du MLF aux Chiennes de garde – 40 ans de féminisme

Editions Eyrolles, 2014, 416 pages, 22 euros

Le féminisme n'est pas une revendication catégorielle

Florence Montreynaud parle de sa vie, de ses engagements, du féminisme. Ecriture comme un chant, un tourbillon, une manifestation, une révolte...

De la scène fondatrice, une gerbe et quatre banderoles « A la femme inconnue du soldat – Les femmes en lutte », à la rencontre avec des féministes, de l'association Choisir au Procès de Bobigny...

L'auteure écrit qu'elle venait de loin. Elle parle de son enfance, sa jeunesse, les relations aux parents, « la chambre à soi »...

Fuir, « le mariage comme libération », « Libération par la pilule », choisir sa vie, rencontres avec des femmes, des féministes. Assumant sa subjectivité, Florence Montreynaud décrit une jeune femme, une époque, des féministes, des combats...

L'entre-soi, « l'entre-femmes », les manifs, la rue est à nous, manif pour le droit à l’avortement, manif contre le viol, manif à l'appel de la Coordination pour le droit à l’avortement et à la contraception (CADAC) du 25 novembre 1995...

Le Planning familial, le MLAC, « Le droit d'avorter, ici et maintenant »...

Les féministes dans leur diversité, le corps, « La contrainte imposée aux femmes de modifier leur physique pour se conformer à des normes sociales est une question politique », les magazines « machines à fabriquer de l'angoisse avec leur obsession de l'apparence », aimer son corps, changer la vie, le féminisme est un mouvement politique, lire, « ouvrir d'autres champs de connaissance », le sexisme, les films de femmes, films féministes, les mots pour le dire...

« Depuis près de deux siècles, les féministes ont donné des noms à des phénomènes, mais leur apport au langage et à la pensée a été encore plus important. Elles ont révélé des vérités cachées, analysé les liens entre des faits, décrit des processus, reconstitué le puzzle de ce qu'elles ont identifié comme un système d'oppression, fondé sur l'injustice et se maintenant par la violence ».

Le sexisme, les professions sans féminin, l'universalisme, « Il n'y a qu'une espèce humaine », changer le monde ensemble, « La femme n'existe pas, mais les femmes ! », le « nous », désir d'agir, maintenant, « Les femmes sont les créancières de l'humanité : sans leur travail gratuit de production et de procréation, toute société péricliterait », le désir, « Pénis partout ! Jouissance nulle part ! », six mesures plus une, le machisme, « Le machisme tue, blesse, insulte, meurtrit, prostitue. Le féminisme n'a jamais tué personne », se dire féministe aujourd'hui, « Derrière le mythe du « tout a changé », demeure, immuable, l'oppression machiste, cachée au cœur des mots, nourrie par les doutes qu'éprouvent tant de femmes sur leur légitimité »...

L'écrivaine féministe, apprendre à écrire, trouver sa voix, « Non sans mal, je trouve ma voix, ma langue, et ce qui sera désormais ma spécificité : la vulgarisation. Je revendique ce mot tout en regrettant la nuance péjorative qu'on lui donne parfois. Pour moi, vulgariser, c'est agir en passeuse, partager le savoir ; c'est mettre des connaissances à la portée de tous ; cela demande de travailler la forme pour rendre compréhensible ce qui est d'un abord difficile, afin que des richesses puissent se répandre largement ».Le XXe Siècle des femmes, l'autre moitié de l'histoire, les pionnières, « Le féminisme n'est pas seulement un engagement collectif ; pour moi, c'est aussi une aventure personnelle. Grâce à la métamorphose qu'il a opéré en moi, j'ai osé imaginer que je pourrais publier des livres, parce que j'avais des mots uniques à apporter au monde : les miens. C'est ainsi que je suis devenue écrivaine. Une écrivaine féministe ». Lire, écrire, lectrice, écrivaine, historienne. « Ecrire, c'est vivre. Les mots sont des actes. Dire des mots justes est un acte politique »...

Femme publique féministe, première campagne électorale, s'afficher, les insultes et les menaces, le journalisme, journaliste féministe...

Les Chiennes de garde, la dignité, les insultes sexistes, la meute grossit, des actions, devant le Fouquet's, la Meute contre la publicité sexiste, les Galeries sexistes Lafayette, écrire des slogans dans le métro, le prix Macho de l'année, la violence verbale machiste, dire NON, « le ménage à fond ! »...

« Dans le féminisme, j'ai trouvé à la fois ma voie et ma voix – parole et écriture »

Un livre, une histoire, la nécessité du combat féministe.

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Les Chiennes de garde : http://www.chiennesdegarde.com/

La Meute des Chiennes de garde : http://www.lameute.fr/index/

Florence Montreynaud : Chaque matin, je me lève pour changer le monde.

Du MLF aux Chiennes de garde – 40 ans de féminisme

Editions Eyrolles, 2014, 416 pages, 22 euros

Didier Epsztajn

http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/

mercredi 3 septembre 2014 à 19 heures

Rencontre avec Florence Montreynaud pour la publication de "Chaque matin je me lève pour changer le monde. Du MLF aux Chiennes de garde", Violette and Co, 102 rue de Charonne, 75011 Paris

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