Conseil général du 93 : un vote POUR l’austérité

front de gaucheUne véritable « leçon de choses » sur l’autonomie et les alliances du Front de Gauche.

Dans le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, le groupe Front de Gauche, avec ses treize élu-e-s, est indispensable pour dégager une majorité face à la droite. Depuis des semaines, une campagne est menée qui refuse la politique d’austérité : propositions débattues, texte diffusé, réunions dans les diverses communes.

 

Mais un budget d’austérité a été adopté, à une voix de majorité, grâce au vote de quelques élu-e-s membre du PCF, dont l’un des dirigeants de son exécutif national. La majorité du groupe Front de Gauche (PCF, FASE ou sans appartenance actuellement) a voté contre ce budget.

Résumons. Le budget a été adopté à UNE voix de majorité.

La veille du vote, quatre des membres du groupe ont annoncé, avant même que les débats soient menées en séance le lendemain, qu’ils voteraient pour du fait de leur désaccord avec le vote contre prévu par le groupe. Un sur treize a choisi l’abstention. L’argument de « ne pas affronter aussi fortement le PS », dans cette situation, ne tient pas une seconde : puisque huit votaient contre, il suffisait aux autres, s’ils souhaitaient montrer leur modération, de voter tous abstention. Le budget n’aurait pas été adopté, sans en rien rendre service à la droite. Cela aurait imposé au Président socialiste du CG 93 de reprendre la discussion. Et cela aurait permis de poursuivre un débat politique afin de montrer les choix proposés par le groupe Front de Gauche.

 


Tous les documents en téléchargement :



Déclaration de :

Bally Bagayoko, Pascal Beaudet, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jacqueline Rouillon, Abdel-Madjid Sadi, Azzedine Taïbi, élu-e-s du groupe « communiste, citoyen, Front de Gauche pour une transformation  sociale et écologique » au Conseil général de la Seine Saint Denis.

 

Budget 2013 : Nous avons dit

NON à l’austérité !

 

Depuis 10 ans, la droite n’a cessé d’emprisonner les collectivités dans un étau financier  et elle est clairement responsable de leur situation catastrophique actuelle.  

Mais le budget présenté par le PS aujourd’hui est un budget d’austérité : 35 millions de coupes dans différents secteurs et une augmentation des impôts locaux de 5,9%.

Il aurait pu en être autrement si le gouvernement avait répondu réellement aux besoins financiers du Conseil Général.

Il aurait pu également en  être autrement si le groupe socialiste avait suivi nos propositions qui consistaient à utiliser les 40 millions d’Euros promis par l’Etat et inscrits grâce à nous dans les recettes pour ne pas augmenter l’impôt et pour réduire davantage les coupes.

Des dépenses utiles en matière de transport ou de collèges sont bien portées dans ce budget mais à quel prix ?  Au prix d’un endettement trop important et d’une contribution de plus en plus lourde pour la population. Que devient la solidarité nationale en faveur du département le plus jeune de la France Métropolitaine ?

Certes, notre bataille tout au long de ces dernières semaines a permis de limiter la casse. A force d’insistance, nous avons donc obtenu que soient inscrits dans les recettes les 40 millions d’euros promis par l’Etat, que la carte Améthyste ne soit pas augmentée une fois de plus, que certaines nouvelles coupes envisagées dans le domaine de la culture, du sport ou du secteur social soient finalement atténuées ou annulées. Nous reconnaissons ces avancées mais nous les jugeons en-deçà des ambitions qui devraient être celles d’une véritable politique de gauche. Et c’est pourquoi nous ne pouvions approuver un tel budget.

Après les grandes déclarations de Claude Bartolone depuis 2008 contre le désengagement de l’Etat et les méfaits du libéralisme, Stéphane Troussel lui a succédé dans un contexte tout différent : La droite n’est plus au pouvoir et nous étions donc en droit d’espérer un véritable changement.

Or, quel constat faisons-nous ? Le gouvernement ne parle plus de rembourser ce qu’il doit à la Seine-Saint-Denis. Pire encore, il compte tailler gravement dans la dotation globale de fonctionnement dédiée aux collectivités et économiser 10 milliards d’euros par la « modernisation de l’action publique » considérée comme la RGPP version PS lancée en décembre dernier. Or, nous savons que les conditions de travail des agents du Conseil général sont de plus en plus difficiles, que les services sociaux notamment croulent sous la charge d’activité sans que des moyens supplémentaires leur soient accordés.

 Comment allons-nous construire un budget en 2014 ? Où est le changement ?

Qu’est donc devenu le « refus de la fatalité du libéralisme » et le « refus de prélever un euro supplémentaire sur les ménages de Seine-Saint-Denis » ?

En lieu et place, on nous parle d’un budget « raisonnable » et on demande un effort supplémentaire aux habitants et aux services pour contribuer  à la « nécessaire rigueur »…

Nous avons entendu l’appel des associations et les revendications des syndicats. Nous avons entendu les citoyens. Convaincus que des alternatives sont possibles, que l’austérité est un poison pour les peuples et que l’humain doit toujours être notre priorité, nous avons dit NON à ce budget départemental. Un Non qui ne peut évidemment pas s’assimiler à celui de la droite départementale qui elle, se trouve dans un jeu politicien très éloigné de l’intérêt de la population. N’oublions pas qu’elle est responsable de cette situation avec la « décentralisation Raffarin » et la politique destructrice de Nicolas Sarkozy.

Nous ferons de nouvelles propositions à nos partenaires socialistes et écologistes  en matière d’utilisation des fonds FSL et de l’insertion des allocataires du RSA puisque le président du Conseil Général a accepté de retravailler ces dossiers.

Nous ferons des propositions concernant le financement des dépenses sociales et nous tenterons de rassembler la majorité à partir de ces propositions.

Nous continuerons de réclamer le paiement par l’Etat de sa dette (1,6 milliard), la prise en charge des dépenses sociales par la solidarité nationale et une véritable réforme fiscale permettant enfin une réelle répartition des richesses.

L’austérité imposée par le gouvernement Sarkozy/Fillon a fait des dégâts considérables, il est urgent d’engager le tournant nécessaire. Nous savons que pour certaines réformes il faut du temps (même si les décisions en faveur des entreprises ont été prises très rapidement !) mais des mesures d’urgence sont possibles maintenant, telle que par exemple la suppression du ticket modérateur qui coûte injustement près de 40 milliards d’Euros au Département.

Nous continuerons de combattre l’austérité dans le budget départemental comme nous le combattons au niveau national et nous appelons toutes celles et ceux (citoyen-ne-s, associations, élu-e-s…) qui la refuse et réclament une alternative à se mobiliser avec nous.

 

Conseil Général de la Seine Saint Denis

Hôtel du Département – 93006 – Bobigny Cedex

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Tél : 01.43.93.93.68 – Fax : 01.43.93.92.50

 

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