Mobilisations au Portugal, en Espagne, en Grèce et en Allemagne

Les mobilisations se développent en Europe :

  1. Les Portugais dans la rue contre « le vol des salaires et des pensions »
  2. L'Espagne craque de partout
  3. Grèce : rien ne va plus pour Samaras
  4. Allemagne : manifestations contre la pauvreté

 

Les Portugais dans la rue contre « le vol des salaires et des pensions »

Des dizaines de milliers de Portugais se sont rassemblés samedi 29 septembre à Lisbonne à l'appel des syndicats pour crier leur refus de la politique de rigueur menée par le gouvernement de centre-droit, qui s'apprête à l'accentuer afin de tenir ses engagements internationaux. La place du Commerce, située au cœur de la capitale, était noire de monde en milieu d'après-midi. Selon les estimations de la presse, elle peut contenir entre 70 000 et 175 000 personnes.

Cette manifestation "contre le vol des salaires et des pensions de retraite" était organisée par la CGTP, la principale confédération syndicale portugaise mais comptait sur le soutien des mouvements d'indignés et d'un groupe de citoyens qui, via les réseaux sociaux, avait mobilisé deux semaines auparavant plusieurs centaines de milliers de personnes dans une trentaine de villes. Témoignant d'une colère sociale grandissante, le rassemblement du 15 septembre avait été le plus important au Portugal depuis que le pays a obtenu, en mai 2011, une aide de 78 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.

La suite : http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/09/30/les-portugais-dans-la-rue-contre-le-vol-des-salaires-et-des-pensions_1767898_3214.html


L'Espagne craque de partout

Une récession qui s'aggrave et des mouvements sociaux qui se durcissent sous le poids de l'austérité, des marchés qui s'affolent et la Catalogne qui menace de faire sécession: tout est réuni pour que le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, accepte enfin l'aide de l'Europe.

Le refus obstiné du chefr du gouvernement espagnol Mariano Rajoy de solliciter l'aide de l'Europe touche probablement à sa fin. Les difficultés ne cessent en effet de se multiplier dans le pays et la pression des marchés est repartie de plus belle. Le taux d'emprunt à 10 ans est repassé mercredi au dessus de la barre des 6%. Et la Bourse de Madrid abandonnait 3,92%, entraînant les autres places européennes dans son sillage. A Paris, le CAC 40 a par exemple cédé 2,82% à 3.414,84 points, tandis que Francfort sombrait de 2%.

"Nous assistons à une succession de mauvaises nouvelles en Espagne qui doit se battre pour redresser son économie, mais aussi contre ses propres régions", relève Nordine Naam, stratégiste obligataire chez Natixis.

Le pays s'enfonce dans la récession

"Les données disponibles pour le troisième trimestre de l'année suggèrent que le produit intérieur brut a continué à baisser à un rythme significatif, dans un contexte de tension financière toujours très élevée", a indiqué la Banque d'Espagne dans son bulletin mensuel. La quatrième économie de la zone euro a renoué avec la récession au dernier trimestre 2011, moins de deux ans après en être sortie, et a vu son PIB reculer de 0,3% au premier trimestre, puis de 0,4% au deuxième. Le gouvernement table sur un recul du PIB de 1,5% en 2012, puis de 0,5% en 2013, mais ces prévisions sont jugées optimistes par les analystes: le Fonds monétaire international (FMI) prévoit -1,7% en 2012, puis -1,2% en 2013, tandis que Standard & Poor's attend -1,8% en 2012 et -1,4% en 2013. Conséquence: un nouveau dérapage budgétaire est en vue.

La suite : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-espagne-craque-de-partout_340108.html


Grèce : rien ne va plus pour Samaras

Le gouvernement d'Antonis Samaras aurait bouclé un nouveau train d'économies pour séduire ses créanciers. Mais divisés sur les solutions à adopter face au cas grec, les créanciers de la Troïka jouent la montre, alors que dans les rues d'Athènes, la tension monte.

Après les manifestations d'hier à Madrid, la crise grecque fait elle aussi son retour sur le devant de la scène cette semaine. Mercredi, plus de 50.000 personnes se sont rassemblées à Athènes et Salonique (100.000 au total selon les syndicats) pour manifester contre la rigueur, imposée au pays depuis déjà deux ans.

Un nouveau plan de 11,5 milliards malgré la pression de la rue

Et, symbole que la tension monte, des heurts ont opposé policiers et manifestants sur la place Syntagma, qui fait face au Parlement. Des cocktails molotov ont même été jetés sur les 5.000 policiers déployés pour l'occasion et qui ont riposté par des tirs de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogènes. Le nombre des manifestants qui ne baisse pas au fil des mois et les violences en marge des cortèges sont des signaux forts pour Antonis Samaras, le Premier ministre de la Grèce, coincé entre la colère du peuple et les divisions entre créanciers institutionnels d'Athènes. C'est dans ce contexte que le gouvernement de coalition d'Antonis Samaras aurait bouclé mardi soir un nouveau plan d'économies de 11,5 milliards d'euros, destiné à rassurer l'UE et le FMI avant le versement d'une nouvelle tranche de 31,5 milliards d'euros d'aide vitale pour le pays.

La suite : http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120926trib000721494/grece-rien-ne-va-plus-pour-samaras.html


Allemagne : manifestations contre la pauvreté

Environ 40 000 personnes ont manifesté à l'appel des syndicats allemands, samedi 29 septembre, devant la Banque centrale européenne à Francfort, mais aussi à Berlin, Hambourg et Cologne, contre la pauvreté et une distribution plus juste des richesses. Au même moment, à Rome, Madrid, Lisbonne... Paris...

 La suite : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/300912/allemagne-manifestations-contre-la-pauvrete

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