Débat : Types de pratiques pour la citoyenneté

Samedi 28 août 2010 de 14h à15h30


Quels types de pratiques pour développer la citoyenneté ?
Que pouvons-nous changer, que pouvons-nous chercher à changer ?
* rapports entre élu-e-s, institutions et mobilisations
Expériences croisées d’élu-e-s  et/ou de responsables syndicaux et associatifs.  
* Les essais de réalisation d’une vie démocratique locale (Aubagne…)
De même au sujet des conseils généraux  (politiques au sujet de la précarité, etc.,) 
La tentative de vice-présidence pour la démocratie au Conseil régional d’Ile de France…

Pourra être poursuivi une discussion sur les quartiers populaires
* Un ou des syndicalistes et/ou associatifs sur la question : luttes de secteur et politique d’ensemble
* Formes, méthodes, techniques  démocratiques d’animation : le local, en perspective du global.

Avec la participation d’élu-e-s : Patrick Braouezec, Daniel Fontaine, et aussi des élu-e-s de Conseil généraux et de municipalités.
Serge Klopp, Philippe Leclercq, Anne-Laure Guérin, Yves Guerre



15h30 à 17h


Poursuite des débats en ateliers (avec projection  film sur « Elue ».)

 

 


Réflexions à propos de la contribution « Pour une démocratie vers l’autogestion » (Denis Maciazek)

Texte au format [.PDF]

 

La contribution intitulée « pour une démocratie vers l’autogestion » proposée par Anne-Laure Guérin et Philippe Leclercq posent de nombreuses questions, toutes intéressantes.

Je souhaite pour ma part, faire quelques réflexions en partant des termes « démocratie », « pouvoir », « savoir », « envie de voter » employés dans la contribution diffusée.

De mes expériences de militant politique, syndical et associatif, j’en retiens trop souvent le décalage existant entre pratique et théorie.

Depuis une bonne trentaine d’années, divers mouvements associatifs se sont développés dans notre pays qui militent pour des causes spécifiques touchant aux aspects sociétaux, sociaux, économiques de la collectivité.

Pendant cette même période, nous avons assisté à un développement effréné de l’idéologie capitaliste dans notre société.

Nous avons également constaté un décrochage de plus en plus évident entre les masses populaires en général et les élus censés les représenter.

Pourtant les aspirations au changement et à la rupture avec la société et le monde dans lequel nous vivons restent vivaces mais diversifiées, éparpillées et peinant à conjuguer les exigences sociales, la maitrise de l’économie, la question écologique avec le devenir de la planète mise en danger sans cesse par la recherche aveugle du profit immédiat, marque de fabrique du capitalisme mondialisé.

Le lien entre les mobilisations sectorielles pour faire « acte politique » a du mal à s’établir.

Nous, militants à la FASE avons aussi nos imprégnations culturelles diverses et cherchons sans cesse aux façons d’impliquer davantage la population dans un mouvement de rupture avec l’ordre existant.

Et si nous acceptions d’envisager plusieurs de nos questionnements à partir d’autres positions ?

Exemples : Nous considérons trop souvent encore, même à la FASE, que la rupture que nous souhaitons avec le mode capitaliste suppose la remise en cause de l’actuelle répartition des richesses. Et si nous portions attention à un autre mode alternatif d’exercice des pouvoirs dans la société et dans l’économie par la mise en place de mécanismes qui motiveraient davantage les salariés emprisonnés par le sacro-saint lien de subordination à leurs employeurs ? Le rapport de force en serait affecté de manière assurée.

La démocratie représentative et délégataire avec le suffrage universel, avec tous ses inconvénients et perversités atteint ses limites : esprit de boutique, préservation d’élus qui apportent des financements partidaires au détriment des idéaux proclamés, perte de valeurs, etc… Et si nous généralisions partout, le principe du tirage au sort des représentants du peuple pour une période donnée ? Cela reviendrait à avoir une toute autre vision permettant de se rapprocher de ce que disait un penseur du XIXème siècle : « la démocratie véritable c’est le pouvoir aux cuisinières ».

Et si nous mettions en pratique l’exigence de la recherche systématique du partage et de l’échange du savoir autour de soi, à quelque niveau que ce soit ? Cela permettrait à coup sûr de favoriser un véritable développement de nos moeurs démocratiques, loin des discours d’experts ou spécialistes en tous genres. Cela suppose une réelle volonté du partage du savoir, ce qui s’oppose aux prises de pouvoirs personnels. Internet peut être un outil formidable pour y contribuer.

Je termine en soulignant que tout mouvement populaire au sens large du terme, nécessite à mon sens un lien fort entre l’individu et le collectif méritant une réflexion à tous les niveaux.

Denis Maciazek

Metz le 29.07.2010

Pour une démocratie vers l'autogestion (Philippe Leclercq)

Projet de Contribution s'intégrant à la thématique : « quel type de pratique essayons-nous de développer ? »  (plénière, samedi 28, après-midi).

 

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