Débat : Sortir du capitalisme

Vendredi 27 août 2010 de 9h à 10 h15

 

Sortir du capitalisme, révolution démocratique

Les formes de l’auto-organisation de la production sont un enjeu tout à fait actuel. Pour nous en saisir, une discussion sera proposée entre des auteurs de contributions récentes. Ses dimensions sont multiples


Animateur coordinateur de cette matinée : Benoît Borrits  (pour sa participation au livre Autogestion)

Christine Castejon (analyste du travail) ;

Louis Mazuy : Capitalisme et alternative ;

Evelyne Perrin : Quelques entreprises discutent de reprises


10h30 à 12h30 Poursuite des débats en ateliers

 


En écho à "L’AUTOGESTION, hier, aujourd’hui, demain", Ed. Syllepse (Gilbert Dalgalian)

Un texte de Gilbert Dalgalian, (membre du Collectif Lucien Collonges qui a sorti le livre " L’AUTOGESTION, hier, aujourd’hui, demain ") sur l'autogestion et sur le livre qui vient de sortir et qui sera présenté à l'université d'été de la FASE. Télécharger le texte au format [.PDF]

De la nécessité d'une révolution démocratique (Jean-Paul Leroux)

Texte au format [.PDF]

DE LA NÉCESSITÉ D’UNE RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE


Devant la faillite du mode de production capitaliste engendrant crise sur crise, incapable de satisfaire les besoins élémentaires des hommes, beaucoup pensent que la solution serait  la révolution. Soit ! Mais que faut-il entendre par là ? Il y a déjà eu les révolutions anglaise, américaine, française, russe, chinoise, etc. On ne remarque pas assez qu’elles ont toutes abouti, au travers de parcours très différents1, à l’instauration, au développement et au renforcement du système capitaliste. N’y a-t-il pas alors un véritable paradoxe à penser que la révolution serait la solution à nos problèmes ? Il faut y regarder de plus près et revenir sur les ambiguïtés fondamentales de ce terme si saturé de sens.

 

Préambule

Naturellement, nous laisserons de côté le sens du mot révolution en astronomie car il est trop éloigné de ce que l’on pense comme révolution dans le domaine politique, social et culturel2 bien qu’il en soit le sens originel.

Historiquement, la révolution est associée à un processus violent. On pense, en particulier, à la Révolution française. Or la révolution n’est pas nécessairement violente. L’exemple de la Révolution américaine est là pour le prouver. En effet, il ne faut pas confondre la guerre pour l’indépendance et la création des États-Unis avec la Révolution américaine, celle-ci aboutit à la Constitution américaine. La Révolution a consisté alors dans la création d’une forme de gouvernement entièrement nouvelle qui a été et demeure la base de la République américaine. Au final, nous avions affaire à un corps social et politique nouveau. Ce fût également le cas lors de la Révolution de Clisthène qui permit à Athènes de créer la première démocratie connue de l’histoire. Il ne s’agissait pas seulement d’une nouvelle forme de gouvernement, le pouvoir du peuple, mais également d’une nouvelle organisation sociale en particulier celle de l’espace3. Mais dans les deux cas, il n’y a pas eu de changement de régime économique. L’esclavage perdura à Athènes et en Grèce ; aux  Etats-Unis le régime de l’esclavage dans les états du sud ne changea pas et le régime de la propriété agricole dans tous les États non plus. La différence fondamentale entre les deux est que les athéniens mirent en place une démocratie directe, le mot « représentation » n’ayant aucun sens pour eux alors que les américains, qui se méfiaient de la démocratie directe, mirent en place une démocratie représentative.

Lorsque la révolution prend une tournure violente comme en France, on peut constater que certains, le clergé, les aristocrates qui se sont exilés, etc., perdent leurs propriétés,  mais le droit de propriété se trouve validé par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. La Révolution française porte bien sur l’établissement d’un nouvel ordre social et sur de nouvelles formes politiques. L’essentiel de l’économie ne change pas : on assiste à la fin du système féodal mais le capitalisme était déjà largement développé4. Au total, il ne semble pas que les révolutions aient comme objectif de changer la structure économique des sociétés, elles construisent de nouvelles institutions5.

On peut objecter à cela qu’en URSS et dans les pays de l’Est, ainsi qu’en Chine, au Vietnam, etc. l’effort révolutionnaire portait au contraire sur l’établissement d’une nouvelle forme d’économie. Nous savons que la nature de ces nouvelles formes d’économie a fait l’objet de nombreuses discussions : édification d’une économie socialiste, réalisation du communisme, capitalisme bureaucratique, économie autogérée, etc. Mais, quoi qu’il en soit de ces discussions, force est de constater qu’au final, ces nouvelles formes ont été dépassées puisque aujourd’hui, tout le monde convient que ces pays possèdent une économie capitaliste. Le détour par d’autres formes économiques, essentiellement les entreprises d’État et la planification, a débouché sur l’économie de marché. Ces Révolutions n’ont donc pas réussi à établir une économie alternative. De plus elles se distinguent à leur désavantage par le fait que si elles ont essayé d’instituer de nouvelles formes de gouvernements il ne s’agissait pas, c’est le moins qu’on puisse dire, de la forme « libérale » du gouvernement.

Au final, que la révolution soit violente ou pas, elle ne parvient pas à sortir de l’économie capitaliste6. Les révolutions semblent porter sur la structure du corps social et celle des gouvernements et non sur la structure économique. Ainsi vouloir résoudre la crise de l’économie capitaliste par une révolution semble une impasse. Sauf si l’on se met en quête de ce qu’il est possible d’attendre d’une révolution comprise autrement.

 

1.

Lorsque Marx définit dans les statuts de l’Association internationale des travailleurs les buts à atteindre, il écrit : “Que l’émancipation de la classe ouvrière doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes” ; et “Que la lutte pour l’émancipation de la classe ouvrière n’est pas une lutte pour des privilèges et des monopoles de classe, mais pour l’établissement de droits et de devoirs égaux, et l’abolition de tout régime de classe7”. La première phrase insiste à la fois sur l’indépendance des travailleurs et leur position d’acteurs. Ils doivent être les acteurs de leur propre émancipation, de leur propre libération. Elle vise la liberté. La deuxième phrase indique le but de l’émancipation  à savoir la réalisation de l’égalité entre les hommes par l’abolition de tout régime de classe. Il s’agit de créer un nouveau corps social par une véritable révolution qui est définie dans les termes de la Révolution française de 1789 : Liberté, Égalité. La fin du texte insiste sur la nécessité de “la solidarité entre les travailleurs”8 de tous les pays, nous avons la fraternité imposée par la Révolution de 1848. A ce niveau de généralité, Marx s’inscrit dans la continuité des révolutions « bourgeoises » puisqu’il en reprend les principes fondamentaux. Mais on voit que le but à atteindre est un nouveau corps social et politique, une société sans classe soit une société anti-bourgeoise. La révolution voulue par Marx, la création entièrement neuve d’un corps social, n’a donc pas encore eu lieu puisque les classes demeurent, le capitalisme est triomphant, les travailleurs ne sont pas émancipés.

 

2.

En Mars 1848, Lamartine s’exprime ainsi à propos du suffrage universel : “L’élection appartient à tous les citoyens. A partir de cette loi, il n’y a plus de prolétaire en France.9” Voilà une affirmation paradoxale parce que nous savons que la loi du suffrage universel n’a en rien supprimé le prolétariat. Pourtant cette phrase si on essaie de rentrer dans son mystère est très instructive sur la nature de la révolution.

La phrase de Lamartine affirme qu’un nouveau mode d’élection, le suffrage universel, a des conséquences sur le statut social et économiques des personnes. Cela nous surprend car nous savons qu’il ne peut pas en être ainsi. Certes toutes les lois de redistribution ou d’organisation de la solidarité ont des conséquences sur la situation des personnes mais ce ne sont pas des lois portant sur l’organisation du mode de scrutin qui opèrent à un niveau politique. Il faut donc se mettre en quête de ce qu’il peut y avoir, dans la pensée de Lamartine, de commun entre le suffrage universel et le statut de prolétaire. Il semble qu’il faille souligner que dans son esprit le suffrage universel est une « propriété », ce qui appartient à chaque citoyen. En tant que citoyen, je n’ai pas le droit de vote, du moins ce n’est pas ce que dit cette phrase, mais je suis propriétaire de mon suffrage. Or nous savons que Marx définit le prolétaire comme celui qui ne possède que sa force de travail pour l’opposer aux propriétaires des moyens de production. On a d’un côté les possédants, les bourgeois et de l’autre ceux qui ne possèdent rien. Mais nous savons que Lamartine n’est pas marxiste, ni sans doute un grand lecteur de Marx. Il doit vouloir dire autre chose. Il se trouve que le sens premier du mot “prolétaire” n’est pas celui que lui donne Marx mais le sens que ce terme avait dans l’Empire Romain. A cette époque les prolétaires étaient des citoyens romains de la dernière classe car ils ne possédaient rien sauf leurs enfants. Ici, on retrouve une unité entre les hommes, ils sont tous définis par leur propriété, les possédants par la propriété des biens et des moyens de production et les prolétaires par celle de leurs enfants. Dans ce cadre le suffrage universel permet aux prolétaires de devenir propriétaires de leur vote et donc de posséder quelque chose de plus que leurs enfants. Ils ne sont plus des prolétaires au sens traditionnel. Cela ne change pas leur situation sociale et économique mais cela leur permet de devenir égaux aux possédants car eux avaient déjà le droit de vote. Bref, la loi du suffrage universel permet de réaliser l’égalité politique des hommes. Les ex-prolétaires s’égalisent avec les propriétaires. Ils peuvent agir librement dans leurs rapports à l’État. L’affirmation de Lamartine possède un sens au niveau politique mais elle laisse de côté la question sociale. Pour lui, le suffrage universel est donc révolutionnaire puisqu’il a changé le corps politique mais rien n’a changé au niveau économique. Lamartine est un révolutionnaire, il est un des acteurs de la Révolution de 1848, pour lui elle est la conquête de l’égalité et de la liberté d’agir. Il laisse de côté la question sociale10 qui est le point de vue de Marx.

 

3.

Ainsi il existe deux traditions révolutionnaires, elles se situent à deux niveaux différents. Les révolutions qui ont eu lieu n’ont jamais conjugué ces deux niveaux, bien au contraire ils se sont dévorés l’un l’autre.

Cela est très clair dans le cas de la Révolution américaine. Les Pères fondateurs ont été capables de fonder une constitution républicaine nouvelle, en particulier en établissant un équilibre des pouvoirs mais ils n’ont pas été capables de s’attaquer au problème de l’esclavage qui ne sera résolu que par la guerre civile entre le Sud et le Nord. La liberté a été ainsi fermement établie mais la question sociale et raciale est restée sans réponse. Ces deux questions sont toujours d’actualité malgré les progrès accomplis et l’élection de Barack Obama à la Présidence des Etats-Unis.

Cela est très clair dans le cas de l’URSS. Lors de sa création, la liberté fût sacrifiée aux nécessités de la question sociale. Hannah Arendt montre bien, à la fois la compréhension de ce problème par Lénine et son action qui s’est orientée tout autrement. “Pourtant, même Lénine, malgré son marxisme dogmatique, eût peut-être été capable d’éviter cette capitulation [de la liberté devant la question sociale] ; après tout, c’est le même homme qui, comme on lui demandait de dire en une seule phrase la nature et les buts de la Révolution d’Octobre, répondit par la formule curieuse, longtemps oubliée : « C’est l’électrification  plus les Soviets. » Réponse remarquable d’abord par ce qu’elle omet : le rôle du Parti, d’une part, et la construction du socialisme, de l’autre. Au lieu de quoi, on nous présente une séparation entièrement non marxiste de l’économique et du politique, une différenciation entre l’électrification en tant que solution de la question sociale en Russie et le système des soviets en tant que corps politique apparu durant la Révolution, en dehors des partis.(..) En d’autres termes, la libération de la malédiction du paupérisme interviendrait par l’intermédiaire de l’électrification, mais l’essor de la liberté grâce à une forme nouvelle de gouvernement, les soviets. C’est un des assez nombreux exemples des dons d’homme d’État de Lénine prenant le pas sur sa formation marxiste et ses convictions idéologiques.11”  Il est clair que si l’électrification a été réelle et que le paupérisme a reculé dans des proportions immenses en URSS, la nouvelle forme de gouvernement, les soviets, et donc la liberté n’y a jamais vu le jour. Révolution politique et révolution sociale ne marchent pas ensemble.

 

4.

Si ces deux types de révolutions sont réellement incompatibles alors en aucun cas la révolution ne peut être une solution aux crises que nous traversons. Mais s’il est possible de les accorder alors un espoir, si faible soit-il, est permis. Le problème est alors de savoir comment les unir.

4.1 Conditions  à remplir pour une révolution à venir.

a)  Les germes de la création d’un nouveau corps social  et de nouvelles institutions préexistaient dans un grand nombre de cas aux révolutions. Le Parlement anglais existait, évidemment, avant sa dissolution par le Roi Charles Ier. Les  communes américaines n’étaient pas sous la tutelle de l’Angleterre bien que les américains se reconnaissaient comme « sujets du Roi ». Les 13 États existaient légalement et chacun avait son parlement bien qu’il existât un gouverneur anglais pour contrôler le travail des élus. Il y avait là une base sérieuse pour la Révolution Américaine. Le Parti Bolchevik préexistait à la Révolution d’Octobre. Son existence et son action sont même la cause de l’annulation du rôle des soviets12 et de l’orientation politique prise par la Russie.

b) Ensuite remarquons que le mouvement révolutionnaire crée lui-même ses acteurs. L’action des Robespierre, Saint Just, Danton, etc. est portée par le mouvement révolutionnaire. S’ils y jouent un rôle essentiel, celui-ci n’y est possible que par l’existence de la révolution. Bien entendu, ils agissent en fonction de leur formation, de leur éducation et de leurs idéaux, pour l’essentiel ceux des Lumières et des Révolutions anglaises et américaines. L’existence de la série d’événements que l’on résume sous le terme de Révolution Française, c’est-à-dire pour le dire rapidement, l’activité de différents groupes du peuple, crée les conditions de possibilité des actions des révolutionnaires. Sans l’activité révolutionnaire du peuple, il n’y a pas d’acteurs révolutionnaires. Mais sans acteurs révolutionnaires qui incarnent les idéaux et orientent le mouvement, le processus révolutionnaire ne peut pas avoir de débouchés politiques. Ainsi la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen est impensable sans l’existence de l’élan révolutionnaire et des différents rédacteurs avec leurs idées constituées antérieurement au mouvement révolutionnaire.

S’il préexistait des germes de formes et d’acteurs avec leurs idéaux, seul l’élan révolutionnaire a pu les mettre en action.

 

4.2. Existe-t-il aujourd’hui de tels germes et de tels acteurs ?

Repérer les germes et les acteurs d’une future révolution implique que l’on se donne un fil conducteur afin de les reconnaître. Manifestement il ne suffit pas que certains se réclament de la révolution pour qu’ils soient des acteurs potentiels surtout s’ils ne s’en tiennent qu’à une des deux formes possibles de la révolution. Il faut tenir ces deux formes ensemble. Ainsi les partis13 doivent leur existence à la forme actuelle d’organisation du politique, la démocratie représentative, ils ne sont pas à ce titre des représentants possibles de la démocratie directe et donc ils ne sont pas des acteurs révolutionnaires possibles. Il ne suffit pas, en effet, de vouloir la disparition de l’État actuel ni la disparition du système capitaliste, il faut aussi que les formes d’organisation que l’on se donne, préfigurent le futur14. Le PC d’URSS et le PC chinois n’ont pas fait disparaître les structures traditionnelles de l’État, bien au contraire, ils ont construits des États qui en tout point reproduisent la bureaucratie des États au sens hégélien15. Quant aux partis sociaux-démocrates, leur structure n’a de sens que par rapport aux États actuels, ils sont des gestionnaires du système capitaliste certes dans le sens d’un État providence mais qui implique l’existence du système capitaliste. Par contre fleurissent des organisations de base, associations, collectifs, lieux de débats citoyens, etc. qui sont comme des embryons de « conseils16 » en attente d’une structuration plus fondamentale. Ces conseils, ce sont eux qui fleurirent lors de la Révolution hongroise de 1956, du Printemps de Prague, etc. Ils signifient historiquement la volonté de faire prévaloir la “démocratie directe” sur la “démocratie représentative” qui est certes un bien pour tous, mais qui s’organise en tant  qu’un des modes de gestion du politique dans le système capitaliste. De ce point de vue la Commune de Paris était l’organisation selon les critères de la “démocratie directe” (rotation des responsables, non cumul des fonctions, pas de représentants mais des délégués révocables) que s’était donné le peuple parisien, et cela allait contre l’État au sens hégélien. La Commune était bien le début d’un processus révolutionnaire, mais nous ne saurons jamais si celle-ci aurait pu changer l’organisation économique de la société.

Dans le domaine strictement économique il existe depuis longtemps des embryons d’un autre système, c’est tout ce qui ressort du champ de l’économie sociale : les coopératives de production, les coopératives de consommation, les associations, les mutuelles, les banques autrefois vraiment populaires, etc. L’unité de toutes ces formes d’économie tient à la volonté de mettre en œuvre une organisation démocratique et un contrôle démocratique. Il faut différents procédés pour qu’il n’y ait pas de positions dominantes des uns sur les autres. Il y a là un réservoir d’expériences qui sont le signe de la possibilité d’une autre économie que l’économie capitaliste. Mais pour qu’elle puisse se déployer, il est nécessaire que les hommes ne se positionnent plus en tant que simples consommateurs, ceux qui jouissent du capitalisme sans lui demander les comptes politiques et économiques de ses crises17 à répétition, mais en tant qu’acteurs politiques, non pas une fois lors des élections mais dans leurs tâches quotidiennes. La Révolution ne peut-être que la révolution des citoyens eux-mêmes.

 

5. Le possible de la révolution : la “révolution démocratique” de toutes les institutions.


Mettre les deux formes de la révolution en concordance revient à introduire la “démocratie directe” dans la structure économique. Ou encore comme le disait Lamartine : “L’élection appartient à tous les citoyens. A partir de cette loi, il n’y a plus de prolétaire en France.18” La condition pour que cette phrase prenne toute son ampleur est de réaliser que son sens doit devenir la norme dans le domaine économique. Il faut la sortir du strict domaine politique et l’introduire dans les entreprises avec toutes les conséquences qui en découlent. La “révolution démocratique” ne peut donc pas être seulement celle des institutions “politiques” mais essentiellement la “révolution” de l’institution qui se nomme encore “entreprise”. Alors Marx et Lamartine pourront dire la même chose : “l’émancipation des travailleurs  est  l’œuvre des travailleurs eux-mêmes”.


Jean-Paul Leroux




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