La fonction non la forme (R. Jean)

Pour moi, le débat se situe à un niveau différent. La question n’est pas de forme, mais de fonction. Je pense qu’on a besoin d’un parti pour articuler mobilisations sociales et batailles institutionnelles. La spécificité d’un parti par rapport à des mouvements de type ATTAC, à des syndicats ou à d’autres formes de regroupements de citoyens qui sont au fond tout aussi politiques, c’est de pouvoir être présent sur le terrain électoral, c’est de pouvoir avoir des élus pour mener les batailles politiques nécessaires dans les institutions.

Sans parti on ne peut pas faire ça et c’est indispensable. Si on occupe pas comme il faut ce terrain, il est inévitablement occupé par d’autres, au détriment des intérêts des opprimmés. C’est vrai dans nos sociétés développées, mais tout aussi vrai en Amérique Latine où toutes les transformations politiques passent par des victoires électorales partidaires, c’est tout aussi vrai, mais à l’inverse, dans le monde arabe où la représentation politique du peuple est accaparée par les partis que l’on sait faute de partis révolutionnaires suffisamment forts. A partir de là, l’enjeu est évidemment de ne pas se transformer en parti institutionnel, c’est à dire en parti pour qui la présence dans les institutions devient l’objectif principal, voire unique. Il s’agit de porter la lutte politique dans les institutions dans une perspective révolutionnaire, c’est à dire aujourd’hui dans une perspective de transformation écosocialiste du système et donc aussi de ses institutions. Si c’est pas pour faire ça, les organisations non-partidaires suffisent.

Rémy Jean

Des documents de référence

La FASE participe au

front de gauche


Des tracts d'actualité

Vous êtes ici : Accueil Connaître la FASE Nouvelle force politique Formes d'organisation La fonction non la forme (R. Jean)