Essai de contribution : nucléaire et énergie

Essai de contribution suite au débat sur la cata électro-nucléaire du Japon, dans le groupe de travail enrg-nucl et sur CAN

A la fin du chapitre : Et développer ce qui est utile socialement et pour l’environnement (début en 601) Texte au format [DOC]

Le nucléaire et énergie

Non, Fukushima n'est pas seulement le résultat d'une catastrophe naturelle, comme ne l’était pas la catastrophe de Tchernobyl, mais la conséquence d'une vaste série de choix humains, qui aurait pu donc être certainement évité.

Il est normal qu’il y ait une vague mondiale de défiance. Il est normal que chacun veuille obtenir le droit d’information, d’inventaire, et ré examiner les choix qui ont conduit au drame de la centrale de Fukushima. Car des catastrophes, il y en a eu d’autres et malheureusement, il est fort probable, qu'il y en aura d’autres ! Rappelons-nous de l'incident de La centrale nucléaire du Blayais, près de Bordeaux, qui n'a pas résisté à la tempête des 27 et 28 décembre 1999. Les arguments sur les risques qui tendraient vers zéro, car des centrales « sécurisées » dans les pays riches, capables de maîtriser les technologies de l'atome, ces arguments tombent et une réponse raisonne, « on nous a menti ! »

Et dans le même temps, on apprend que le groupe Tepco à gagné 40 milliards de bénéfice en 2010. Il goinfre leurs actionnaires, et prennent des risques sur le dos des populations en connivence avec les pouvoirs en place, idem pour les groupes privés en France (AREVA, EDF,…).

Il ne suffira pas de confisquer ces milliards, il faudra bien sûr, construire un grand groupe de l'énergie, un pôle du service public, qui ne peut être sur les mêmes modèles d'un service aux actionnaires ou aux technocrates qui n'ont qu'un but, celui, d'une rentabilité la plus grande possible, pour dégager des marges financières, dans la plus grande opacité. Le système ultra-libéral, impose que les services publics aient les mêmes règles d’économie, d’austérité, de rentabilité que le privé. Ce n'est pas possible, il faut rendre au peuple, EDF, GDF, nos télécommunications, nos postes, nos hôpitaux, … Nos services publics doivent, comme l'énergie, devenir un bien commun sous le contrôle transparent des citoyens !

Dans chaque pays, malgré la chape de plomb pour ne pas donner l'information en temps réel, des accidents, des incidents, naturels ou pas, ont produit ou on frôlé de peu la fusion du cœur de la centrale. Cette accident étant le plus grave qui puisse survenir dans une centrale nucléaire, peut conduire à la rupture de l'enceinte de confinement, puis à la naissance d'un nuage radioactif. Des fuites nombreuses dans l'air ou dans les rejets mettent en péril les nappes d'eau, les cultures, l’alimentation, la santé, peut-on continuer ainsi ?

Il y a des mesures d'urgences à prendre :

  • Diminution des risques les plus immédiats par les fermetures des centrales les plus anciennes et où les risques sont accrus
  • Reprise en main complète par les pouvoirs publics de tout ce qui a pu être laissé aux intérêts privés
  • Stop immédiatement à toute sous-traitance privée dans nos centrales !
  • Arrêt des constructions prévues, pour mettre l'argent dans la sécurisation de l'existant
  • Développer la recherche et les métiers dans la déconstruction nucléaire, l'assainissement des sites et l'élimination des déchets.
  • Accélérer la mise en œuvre d’énergies renouvelables et des économies d’énergies.

Un choix de société

Ce qui s'est passé dans l'électro-nucléaire japonais montre que la préoccupation écologique est inséparable des choix de société. La reconversion du nucléaire ne peut que reposer sur une socialisation des secteurs de l'énergie, bien commun.

Nous sommes conscients que le choix, en France, du tout nucléaire, qui à été pris à la sortie de la dernière guerre mondiale, ne peut s'arrêter du jour au lendemain, d'où  l'importance  d’un débat public spécifique et approfondi, pour des décisions collectives. Ce débat devra être prolonger sans aucun doute dans les instances européennes.

La FASE fera des propositions pour un débat public et un contrôle démocratique sur les choix énergétiques.

Gilles

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