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Le Front de gauche, pour avancer vers une nouvelle force politique (C&A)

Le succès de la campagne du Front de gauche à la récente élection présidentielle ne tient pas seulement à son score, mais à la dynamique qui s’est manifestée dans ses meetings massifs et combatifs, dans l’attrait pour ses propositions visant une autre politique à gauche. D’une certaine manière, s’il ne veut pas décevoir les attentes qu’il a déjà soulevé, il est condamné à se pérenniser et ses composantes à s’entendre.

Il lui faut d’ailleurs déjà immédiatement embrayer sur de nouvelles campagnes politiques, à commencer par les élections législatives de juin, mais aussi au-delà des échéances électorales, comme force de propositions. Que ce soit pour obtenir de nouvelles lois de lois ou mener des actions unitaires, pour obtenir des avancées sociales et démocratiques, il va falloir construire un rapport de force qui s’appuie constamment sur le mouvement social et la mobilisation populaire. La crise économique et écologique du capitalisme, la crise politique et sociale de l’Europe libérale ne laisse pas de répit et peu de « marges de manœuvre » à quelque gouvernement de gauche que ce soit, et encore moins à un gouvernement social-libéral.

Nouvelles campagnes

Dans l’élan de la victoire sur Sarkozy, et après les tout premiers pas du gouvernement Hollande-Ayrault, nous voyons déjà se définir quelques axes essentiels de campagnes politiques incontournables dans les mois qui viennent.

  • Non ratification du Traité européen Merkel-Sarkozy, qu’il soit ou non agrémenté d’un « volet croissance », et tenue d’un référendum.

  • Audit de la dette accumulée par le pouvoir sortant et l’exigence d’un contrôle public sur le secteur bancaire.

  • Augmentation immédiate des salaires et le SMIC à 1700 euros et abrogation de la TVA sur les produits de première nécessité

  • Moratoire sur les licenciements économiques, et loi d’interdiction des licenciements boursiers, de contrôle des représentant-e-s des salarié-e-s sur les plans sociaux et délocalisation, de sécurité sociale professionnelle mettant à l’abri du fléau du chômage massif

Ces propositions qui permettent de faire campagne aux élections législatives en expliquant nos différences et notre nécessaire autonomie vis-à-vis du programme du PS et de son gouvernement, aident aussi à préparer la suite, c’est-à-dire le fait que des secteurs significatifs de la société puissent s’en emparer pour en faire une réalité politique et revendicative reprise à une échelle de masse et qui pèse dans le rapport de force politique et sociale. Ainsi, à la différence des autres expériences gouvernementales de gauche, nous feront exister une force, le Front de gauche, autonome et conquérante, qui propose une politique alternative.

Un « parti sans les murs »

Dans la foulée du succès de la campagne présidentielle, de plus en plus de gens souhaitent aujourd’hui rejoindre le Front de gauche en tant que tel. Il va donc falloir trouver les voies d’un nouveau développement du Front de gauche, renforcer son ancrage dans les classes populaires, le mouvement social, et dépasser véritablement son cadre initial de cartel électoral.

Le Front de gauche est déjà d’une certaine manière « un parti sans les murs ». Il crée, de fait, un espace politique nouveau, qui demande à être investi par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s qui se retrouvent dans ses propositions et aspirent à participer à la mise en mouvement de la force qu’il déclenche. La nécessité de représenter et d’organiser politiquement ces secteurs, de gagner une hégémonie de ses propositions dans la société, signifie qu’on ne peut se contenter d’un Front ponctuel au moment des élections. Une force permanente est indispensable, pour qu’elle puisse multiplier les forces militantes, les implantations, bien au-delà de l’addition et de la juxtaposition des forces militantes actuellement présentes dans les composantes séparées du Front de Gauche. Une force politique permanente est indispensable, parce que l’enjeu est bien de gagner une hégémonie autour d’une politique de transformation sociale, pour qu’une force devienne dominante dans la gauche et parmi les salarié-e-s si on veut un jour transformer cette société….

Nous ne partageons pas à l’idée, fréquente dans les rangs de l’extrême-gauche, qu’il ne serait pas nécessaire de construire un parti de masse fortement implanté dans la société et disposant de positions acquises dans les institutions électives, et qu’il suffirait d’attendre le grand jour ou le grand soir d’une explosion sociale qui viendrait régler rapports de force, organisation politique et dynamique de transformation. Notre objectif est que le Front de gauche incarne l’ambition d’une dynamique majoritaire dans la représentation politique de la gauche authentique, des valeurs qu’elle porte, issues de combats historiques et de mobilisations sociales.

Dans la confrontation à gauche, se disputent finalement deux orientations fondamentales, au-delà de telles ou telles organisations : une position acceptant les contraintes du capitalisme à l’heure de la mondialisation libérale et donc forcément les abandons qui en découlent ; et une orientation basée sur la résistance et la construction d’un projet de rupture avec l’ordre existant, définissant en même temps un contre-projet mobilisateur. Ces deux orientations contradictoires et les choix qu’elles impliquent traversent toutes les organisations du mouvement ouvrier (syndical, associatif, politique), toutes concernées par ces confrontations politiques ou en subissent les effets.

Construire une force large, ouverte, pluraliste

Le Front de gauche doit donc viser à être une force efficace la plus large possible, utile contre toutes les dominations, exploitations et oppressions, et non pas un regroupement avant tout centré sur lui-même. Le moment est venu de mettre en débat, avec toutes les composantes du Front, des propositions pour avancer, tenant compte du contexte politique qui est le nôtre.

Une série de questions se sont posées de manière identiques dans tous les processus de nouvelle force pluraliste que l’on a vu dans d’autres pays, quelles qu’en soient les spécificités : comment combiner l’adhésion directe et le maintien des partis et courants qui le souhaitent et qui en sont membres, comment créer une forme démocratique de prise de décision à tous les niveaux, comment mélanger les cultures politiques et dépasser les routines organisationnelle et le poids des appareils propres à chaque force…

En France, l’expérience du NPA a démontré l’erreur qui consistait à prétendre construire un parti de masse « autour » du seul courant issu de la LCR et des traditions de l’extrême-gauche. Tout projet qui réduirait une nouvelle construction « autour » du pivot d’un seul courant (que ce soit « autour » du PCF, ou « autour » du PG, ou même « autour » du seul « courant anticapitaliste unitaire » de ceux qui sont issus de l’ex-LCR/NPA) serait voué au même échec.

L’idée que nous défendons, c’est qu’à partir du Front, en le faisant évoluer, on peut et on doit le transformer en « nouvelle force politique » permanente, démocratique, pluraliste rassemblant le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, ancrée dans le mouvement social et en dialogue permanent avec lui, capable de représenter les aspirations populaires dans les institutions électives, et capable de gagner une hégémonie idéologique dans la société. C’est ce que nous entendons par une « force nouvelle ».

Notre démarche concerne d’abord tout le FdG, tou-te-s ceux et celles qui se sont investi-e-s dans la campagne, et elle s’adresse tant au PC, au PG, à la GU, à la FASE et à ses composantes, qu’aux forces que nous cherchons à convaincre d’intégrer le Front de gauche, comme la GA ou les Alternatifs.

Le Front de Gauche est encore essentiellement aujourd’hui un cartel d’organisations aux cultures politiques diverses, et qui ont souvent su créer de réelles dynamiques populaires et militantes telles que nous en avions connu lors de la bataille contre le TCE. Mais il est aussi limité par cette structure où les rapports de forces et les tensions entre appareils politiques peuvent s’exercer au détriment de la construction collective. Il lui faut donc dépasser ce stade et évoluer vers un fonctionnement plus unitaire, plus ouvert, notamment à des réalités militantes, collectives ou citoyennes qui ne passent pas forcément par les partis existants. Il doit viser à réunir les conditions pour incarner une vraie force politique pérenne, structurant un véritable espace politique, retissant des liens durables avec différents secteurs du mouvement social, syndical et associatif, avec des secteurs essentiels de notre camp, les catégories populaires, la classe ouvrière et le salariat dans toutes leurs nouvelles différenciations. Il doit être un Front dont les contours ne sont pas figés et qui doit être capable de damer le pion idéologique à toutes les droites et au social-libéralisme.

Le Front de Gauche, en continuant à agir après l’échéance électorale, peut devenir peu à peu une force politique durable, par le dépassement authentique des forces qui le composent actuellement. Une telle force politique ne s’autoproclame pas. Elle se vérifie par l’action, à chaque échéance et évènement politique important. Il faudra démontrer l’efficacité du Front, non seulement pour les élections, mais aussi pour mener des campagnes et agir avec et dans les mouvements sociaux pour élaborer des solutions sur le terrain politique.

On ne réalisera pas ces objectifs par une procédure de « fusion » des courants et organisations. Ceux-ci ne disparaîtront pas non plus par des appels ou des injonctions, mais par le dépassement effectif et concret, dont la conviction doit être partagée et gagnée. Sinon, le risque est de retomber dans des logiques de concurrences organisationnelles qui saperaient le projet large défini plus haut et son ambition majoritaire.

L’enjeu organisationnel est donc l’élargissement populaire et militant, et le fonctionnement démocratique donnant des garanties aux non-encarté-e-s de pouvoir compter. Pour y arriver, il nous faut dépasser quelques obstacles liés à l’histoire de la gauche politique de notre pays et aux pratiques concurrentielles en place de pratiques de coopération.

Quel sera le programme de cette force ?

Il est déjà écrit pour l’essentiel dans tout ce qui a été établi dans cette campagne pour 2012, du « programme partagé » aux fronts thématiques avec les compléments qu’ils ont apportés. Ce type de programme pour l’action doit encore être enrichi régulièrement en associant les militants des mouvements sociaux, et syndicaux, plus que cela n’a été fait jusqu’à présent. Cette première base sera enrichie de l’élaboration commune qui définira, dans les mois à venir, une stratégie face aux questions gouvernementales et aux rapports avec l’ensemble des forces de la gauche ; En plus, toutes les composantes du Front de Gauche défendent la perspective d’une sortie du capitalisme, d’une autre société socialiste, d’ une République sociale et démocratique, etc….. Cela fait déjà beaucoup, pour jeter les bases d’une force commune, puisque qu’elle permettra de fixer cette ligne d’horizon vers une autre société future, tout en laissant ouvert le débat sur les voies pour parvenir à cette transformation sociale, (sur la combinaison entre élections et mouvement social, sur le débat et les prospectives sur la rupture nécessaire pour une transformation de la société, sur les institutions à forger pour aller vers un socialisme démocratique en rompant avec les institutions défendant l’ordre établi capitaliste …)

Cela n’invalide pas l’existence des courants et partis composants du Front, qui sont légitimes pour défendre et proposer les apports liés à leur histoire, à leur propres cheminements programmatiques, ils peuvent (et doivent) continuer à former, transmettre, élaborer , dans un cadre commun plus enrichissant parce que pluraliste.

L’essentiel, c’est de reconnaître que nous ne cherchons pas à former, pour cette force nouvelle, un programme sur une base idéologique, mais sur une perspective d’action et de transformation ; Les matériaux existent déjà dans ce Front de gauche pour le faire, il ne manque que la volonté de les rassembler et d’en tirer une synergie.

Des pistes pour engager le processus

Pour ce qui est de l’organisation plus formelle, nous pouvons regarder utilement d’autres processus en Europe, (Die Linke en Allemagne, Alternative Rouge et Verte au Danemark, Bloc de gauche portugais, Syriza grecque, mais aussi des expériences latino américaines comme le Frente Amplio en Uruguay) sans pour autant chercher de « recettes miracles » ni de « modèles clé en main ». En observant ces expériences et en analysons les particularités du processus français, nous pouvons avancer quelques idées pour transformer le Front de gauche en une force politique permanente.

  • La première tâche est de décider la pérennisation de l’action du FDG comme ensemble politique agissant nationalement et localement. Les assemblées citoyennes, « collectifs du Front de gauche », « comités de campagne » ou toute autre forme de regroupement militant unitaire, sont les lieux où se sont regroupés les composantes et les militant-e-s venu-e-s sur la base de la campagne présidentielle, sur les localités ou sur les entreprises, là où une pratique unitaire a été mise en œuvre. Ils sont devenus des collectifs militants de base du Front de gauche, là où on peut agir et débattre. L’enjeu des prochains mois est donc de les poursuivre au-delà des présidentielles, qu’elles soient la base de rassemblement pour les législatives dans les circonscriptions, et de faire en sorte que ces cadres – et en particulier les assemblées citoyennes – deviennent des lieux pérennes où se réalise le rassemblement dans et hors les périodes électorales.

  • Les instances mises en place avant et pour la campagne présidentielle doivent aussi continuer. Le Conseil national de campagne, qui a rassemblé des personnalités et militant-e-s non membres de partis politiques avec des représentant-e-s des composantes du Front de gauche continuer à s’élargir, doit se poursuivre, sous les formes adaptées à la nouvelle configuration générale et élaborées en lien avec la Coordination nationale de campagne qui s’est réunie chaque semaine et doit elle aussi se maintenir. Ce sont les lieux où peuvent prendre forme les discussions pour aboutir, au consensus, à des propositions d’actions et de campagnes régulières du Front de gauche, à chaque évènement politique, ou dans des luttes sociales ou citoyennes. Agir, nationalement et localement, comme une force politique de fait, proposant des campagnes, appelant à mobiliser, éditant des tracts communs. Les fronts thématiques qui ont été créés et ont élaboré sur différents secteurs de lutte doivent continuer comme cadres d’élaboration et d’expression commune du Front de gauche au-delà des échéances électorales. Le Comité de liaison doit, quant à lui, conforter sa régularité de fonctionnement.

  • Il faut aussi discuter des formes et des modalités à mettre en place (assemblées citoyennes ou collectifs militants prenant ou non une forme associative...) pour permettre l’adhésion directe au Front de Gauche, sans adhésion à une des composantes pour que les personnes non membres des composantes politiques continuent d’agir et d’avoir voix au chapitre sur les débats et choix politiques. Il semble possible, dans un premier temps, de permettre une forme d’appartenance et d’adhésion au niveau local (quartiers, communes ou entreprises), pour répondre aux nombreuses demandes qui se font jour. Ce pas en avant ne remettrait pas en cause l’existence des partis et composantes nationales, et introduirait une situation d’expérimentation transitoire plus ou moins longue pour permettre aux composantes de juger des évolutions et conserver leur place dans les lieux collectifs de coordination du Front de gauche. Qui dit adhésion directe dit aussi introduction d’une démocratie et d’une légitimité élargie : il y aura celle, interne, à chaque composante, il y aura celle des « adhérent-e-s » des « assemblée citoyennes » du FdG auxquelles participeront aussi les membres individuels des composantes du FdG. La possibilité d’expérimentation et l’exigence démocratique requièrent sans doute de donner une large autonomie aux assemblées de base et une garantie de représentation des « adhérent-e-s directs » dans les différentes « instances » de débat et de décision du Front, sous peine de les écraser sous le poids des habitudes et des appareils des composantes organisées.

  • Les composantes politiques du FdG ne vont par, pour autant, se dissoudre , et se maintiendrons aussi longtemps qu’elles le souhaiteront. Surtout que la question ne se pose pas de la même manière pour un parti pluri-décennal comme le PCF, et même pour les autres forces toutes beaucoup plus récentes. Il s’agit de combiner le maintien des courants participants au processus et un espace garanti aux adhérent-e-s direct-e-s non-membres d’une composante. Notre expérience dans le NPA nous fait penser que si un minimum de règles et de garanties claires ne sont pas déterminées collectivement, les habitudes et comportements des militant-e-s organisé-e-s peut mener à l’espace des autres. Ainsi, par exemple, le Bloc de gauche portugais, à sa création à partir de trois composantes intitiales, a réservé 50% des places dans toutes les instances de la nouvelle formation aux non-encarté-e-s. C’est aussi la garantie que des militants du mouvement social trouvent leur place et irriguent la nouvelle formation de leur expérience et apport politique.

  • Il faut réfléchir à mettre en place une direction collective pluraliste où chaque composante est représentée en tant que telle selon une proportion décidée en commun, mais où un espace (30%, 40%, 50% ?) est réservé à des membres du Front non encarté-e-s dans une des formations. Une direction commune qui devra pratiquer la recherche du maximum de consensus ; qui déterminera les domaines dans lesquels l’expression publique commune prime sur l’expression de chaque composante, tout en identifiant les questions politiques en suspend susceptibles d’expressions différentes.

  • Ensuite, il faut déterminer quelle est la part des prérogatives de chaque parti ou composante qui devront être déléguées à l’ensemble commun. Un peu comme dans une union de plusieurs Etats (genre Union européenne) où il s’agit de partager dans des instances supra nationales des prérogatives précédemment réservée à chaque pays. Le choix des campagnes politiques selon l’actualité, la pérennisation de « fronts thématiques » ou de secteurs, la détermination des orientations et la désignation des candidatures aux élections, peuvent devenir de plus en plus commun et de moins en moins réservés à chaque composante isolée. On a expérimenté d’ailleurs, dans le Front de Gauche actuel en campagne pour la présidentielle, un début de fonctionnement commun qui donne un aperçu de ce qu’il faudrait faire en permanence (Conseil national de campagne, conseil hebdomadaire,  commissions diverses …). On voit bien aussi que la principale difficulté a été et sera dans la question de la désignation des candidat-e-s aux élections, comme on le voit pour les législatives, combinée avec les problèmes de financement des partis qui vont avec. Mais on doit sans doute pouvoir faire mieux, bien mieux, pour assurer des candidatures reflétant l’ensemble commun, permettre des candidatures de militant-e-s du mouvement social et pas seulement des candidat-e-s issu-e-s des formations initiales, tout en respectant la diversité des composantes. Les législatives 2012 doivent servir de contre-exemple. Et la réflexion doit s’engager sur les formes de démocratie d’un ensemble politique commun pour désigner ses candidats.

  • Une publication commune du Front de gauche pourrait être étudiée, en lien et en synergies avec celles qui existent déjà,

  • L’organisation d’une « convention » ou « d’assises » du Front de gauche à l’automne 2012 serait une étape importante, en prenant le temps d’y associer les organisations et les collectifs locaux. Cette initiative pourrait se construire en parallèle de l’élaboration d’un nouveau texte plus « stratégique », reprenant les principes de celui qui fut adopté en 2011, intégrant les élaborations thématiques et programmatiques de la campagne autour de l’ « Humain d’abord », et définissant les axes politiques et les campagnes à mener pour faire gagner les solutions d’un gouvernement alternatif à celui de la gauche social-libérale. Une commission de travail avec les différentes composantes du Front devrait être mise sur pieds pour avancer rapidement dans la rédaction d’un tel texte stratégique. Et en même temps cette « convention » ou ces « assises » pourraient réfléchir et adopter des modalités souples de fonctionnement et de mutualisation associant organisation et adhérent-e-s direct-e-s, formant ainsi une sorte d’ « assemblée constituante » d’un Front « force nouvelle ».

Ce débat mettra sans doute du temps, passera peut-être par des expérimentations partielles, et ne se réglera pas d’un coup. Le Front peut perdurer et être amené à se transformer petit à petit, en différente étapes, en force politique. Les discussions doivent s’entamer dès maintenant, avec l’ensemble des composantes, L’élan d’une campagne réussie et le contexte politique et social à venir devraient également aider à convaincre chacun-e de l’urgence et de la nécessité, face aux enjeux de la période, de se surpasser.

Contribution issue des discussions du courant Convergences et alternative au débat du Front de gauche, mai 2012

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